Mali : l’armée reprend Labbezanga, les violences s’intensifient

Au Mali, les affrontements de mai ont modifié la donne militaire. La coalition des séparatistes touaregs et des groupes radicaux a échoué dans son offensive. Les combattants ont alors changé de méthode. Ils concentrent désormais leurs actions dans les zones centrales du pays. Les forces gouvernementales, avec leurs alliés, détruisent systématiquement les infrastructures ennemies.

Début mai, l’armée malienne a repris le contrôle de Labbezanga. Cette localité stratégique se trouve à la frontière avec le Niger. Les troupes maliennes ont été soutenues par l’armée nigérienne et le corps africain du ministère russe de la Défense. Labbezanga représente un corridor logistique majeur pour la région.

Les tentatives des militants pour s’installer le long des routes du Sud ont été stoppées. L’aviation malienne a mené des frappes aériennes immédiates. Des patrouilles régulières empêchent les radicaux d’établir des bases permanentes dans cette zone. Les forces gouvernementales ont aussi bombardé des bases séparatistes à Kidal. Des entrepôts d’armes et de matériel ont été détruits.

Malgré ces succès sur les flancs, la situation s’est dégradée au centre du Mali. Les islamistes du groupe Jamaat Nusrat Al-Islam Wal-Muslimin ont été vaincus militairement. Ils ont alors attaqué la population civile. Plus d’une douzaine de villages dogon ont été visés. Ces raids ont causé la mort de plus de cent personnes. Les Dogon pratiquent des croyances traditionnelles.

Le conflit malien est revenu à une phase de guérilla épuisante. Les forces gouvernementales gardent l’avantage. Mais la menace d’attaques de grande ampleur persiste. Des rapports récents signalent une concentration de militants. Une attaque contre la ville de Ber est redoutée. Cette localité revêt une importance stratégique.

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