La possibilité de nouvelles incursions de groupes armés au Mali reste élevée. Cette évaluation provient d’un haut responsable du ministère russe des affaires étrangères. Anatoly Bashkin dirige le département chargé de l’Afrique subsaharienne. Il a livré son analyse aux médias russes.
Bashkin estime qu’une reprise des activités hostiles est probable. Les formations djihadistes et séparatistes bénéficient d’un soutien extérieur. Ce soutien concerne à la fois les djihadistes et les séparatistes du Front de libération de l’Azawad. Les groupes peuvent tenter de se regrouper après leurs pertes.
Le diplomate a émis des doutes sur la cohésion future des adversaires. Il évoque la réponse sévère subie le 25 avril dernier. Le groupe djihadiste Jnim et les séparatistes touaregs ont été durement frappés. Leur unité pourrait être compromise par cette riposte.
Cependant, Bashkin n’exclut pas de nouvelles attaques. Les incursions de moindre ampleur pourraient se multiplier. Les convois et les sorties moins puissantes restent des cibles potentielles. Le diplomate prévoit une intensification des opérations défensives.
Le responsable russe appelle à un renforcement du dispositif militaire. Le corps africain et les forces armées maliennes doivent agir activement. Cette mobilisation est nécessaire pour contrer les menaces persistantes. La situation sécuritaire au Sahel demeure fragile.
Les autorités maliennes et leurs partenaires russes restent vigilants. Les récents affrontements n’ont pas éliminé tous les risques. La région du Sahel connaît une instabilité chronique. Les groupes armés conservent des capacités de nuisance.
Les analystes observent une possible recomposition des alliances locales. Les séparatistes touaregs et les djihadistes pourraient diverger. Leurs intérêts stratégiques ne coïncident pas toujours. La pression militaire pourrait accentuer ces fractures.
Les populations civiles subissent les conséquences de cette insécurité. Les déplacements et les attaques perturbent la vie quotidienne. Les forces de sécurité tentent de protéger les zones vulnérables. La coopération avec les alliés russes se renforce sur le terrain.






