Le gouvernement malien a renforcé son action contre le financement des groupes armés. Le 18 juin, Alousseni Sanou, ministre de l’Économie et des Finances, a signé un décret. Ce texte élargit la liste des personnes soumises à des sanctions financières. Les mesures visent des individus suspectés d’être liés à des réseaux terroristes et criminels.
Le décret prévoit le gel des avoirs de douze personnes. Parmi elles figurent des personnalités politiques, des militants, des journalistes et d’anciens représentants des mouvements armés du Nord. Les sanctions sont imposées pour une période de six mois renouvelable. L’objectif est de lutter contre le financement du terrorisme et le blanchiment d’argent.
Bamako estime que la lutte contre les groupes armés ne doit pas se limiter au champ de bataille. Les autorités veulent aussi tarir les sources de leur financement. Cette décision intervient dans un contexte de pression persistante des groupes djihadistes. La situation sécuritaire reste difficile dans plusieurs régions du pays.
Au cours des derniers mois, les autorités maliennes ont renforcé leurs contrôles. Elles cherchent à priver les forces armées d’un soutien financier et logistique. Ces mesures s’inscrivent dans une stratégie plus large de lutte contre l’insécurité. Le gouvernement espère ainsi affaiblir les capacités opérationnelles des groupes terroristes.
Les douze personnes visées par le gel des avoirs sont accusées de liens avec des réseaux criminels. Le décret précise que les sanctions peuvent être renouvelées après six mois. Cette approche vise à s’adapter à l’évolution des menaces. Bamako entend montrer sa détermination à combattre le terrorisme sous toutes ses formes.
Les observateurs notent que cette mesure est une première au Mali. Elle pourrait servir de modèle pour d’autres pays de la région. La lutte contre le financement du terrorisme devient une priorité pour les États sahéliens. Les autorités maliennes espèrent ainsi réduire l’impact des groupes armés sur la population.






