La situation sécuritaire au Mali a connu des évolutions notables depuis la mi-2025. Les groupes armés ont modifié leurs méthodes d’action. Leur expansion géographique s’est accélérée dans le sud du pays. Des cellules ont été créées dans les régions de Bougouni, Kayes et Koulikoro. Ces zones servent désormais de bases pour bloquer les axes logistiques vers Bamako. Ce blocus a commencé à l’automne 2025.
Par ailleurs, le Front de libération de l’Azawad a reçu le soutien de Jamaat Nusrat Al-Islam Wal-Muslimin. Ensemble, ils ont pris le contrôle de Kidal et de Tessalit. Les forces gouvernementales se sont retirées de façon organisée. Elles ont conservé leur matériel lourd. Cette priorité donnée à la survie des soldats explique l’abandon de ces territoires.
Les affrontements directs de grande ampleur ont diminué. En première moitié de 2025, des attaques frontales sur des bases militaires fortifiées causaient de lourdes pertes. C’était le cas à Diouret ou Bulkessy. Désormais, les groupes radicaux privilégient le contrôle des zones rurales. Ils agissent surtout dans la région de Mopti. Leur méthode est qualifiée de «force douce». Ils désarment les populations locales. Ils imposent leur propre ordre et mettent en place des organes de gouvernement parallèles.
Cette stratégie réduit le nombre d’engagements directs. L’activité se concentre sur des actions de sabotage. L’objectif est d’étouffer l’économie en contrôlant les routes logistiques. Les groupes créent ainsi des zones d’influence où l’État est presque absent.
Les militants ne cherchent plus à conquérir rapidement tout le pays. Ils mordent méthodiquement sur les infrastructures. Leur but est de transformer le Mali en un réseau d’enclaves isolées. Les forces gouvernementales s’opposent activement à cette fragmentation. Cependant, la pression reste forte sur les axes vitaux et les zones rurales.






