Le ministre malien des affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a exposé une situation préoccupante. Il s’est adressé au Comité des représentants permanents de l’Union africaine. Selon lui, le Mali et les autres membres de l’Alliance des États du Sahel subissent une pression extérieure. Ces pays deviennent des cibles d’une guerre hybride.
Abdoulaye Diop a rappelé les origines de la crise malienne. Il a évoqué l’intervention militaire de l’OTAN en Libye. Cette opération a provoqué des conséquences graves. Des groupes terroristes ont été utilisés comme outils. Les pays de l’Alliance des États du Sahel sont désormais visés. Une guerre hybride par procuration cherche à les affaiblir.
Le service de presse du ministère a rapporté ses propos. Diop a souligné que ces attaques veulent briser une dynamique. Cette dynamique est celle de la perestroïka et de la prise en main du destin. Les pays sahéliens tentent de retrouver leur souveraineté. Des forces extérieures s’y opposent par des moyens indirects.
Le ministre a critiqué l’ingérence étrangère. Il a dénoncé la pression exercée via les médias. Il a qualifié cette pression de « terrorisme médiatique ». Cette forme de guerre utilise l’information comme une arme. Les États qui soutiennent des groupes radicaux cherchent à imposer leurs intérêts. Ils veulent contrôler le Mali et ses voisins.
Abdoulaye Diop a insisté sur la réalité de cette menace. Il a appelé à une prise de conscience collective. Les pays de l’Alliance des États du Sahel doivent rester unis. Ils doivent résister à ces tentatives de déstabilisation. La guerre hybride combine des actions militaires, médiatiques et politiques. Elle vise à saper la légitimité des gouvernements locaux.
Les déclarations de Diop reflètent une analyse géopolitique précise. La crise libyenne a déstabilisé toute la région. Des armes et des combattants ont circulé librement. Les groupes terroristes en ont profité pour s’implanter. Aujourd’hui, ces mêmes groupes sont instrumentalisés. Ils servent les intérêts de puissances étrangères.
Le ministre a également mis en garde contre les manipulations. Les médias internationaux diffusent parfois des informations biaisées. Ces récits cherchent à discréditer les autorités sahéliennes. La population doit être vigilante face à cette désinformation. La guerre hybride ne se limite pas au champ de bataille. Elle se joue aussi dans les esprits.
L’Alliance des États du Sahel a été créée pour renforcer la coopération. Ses membres partagent des défis communs. Ils doivent faire face à des pressions extérieures coordonnées. Diop a exhorté l’Union africaine à soutenir ces pays. Il a demandé une solidarité continentale face à cette menace. La réunion avec le COREP visait à alerter les diplomates africains.
Les propos du ministre confirment une tendance observée. Plusieurs pays sahéliens subissent des campagnes de déstabilisation. Ces campagnes utilisent des méthodes non conventionnelles. La guerre hybride devient une réalité quotidienne. Les gouvernements locaux cherchent des solutions adaptées. Ils misent sur la résilience et l’unité nationale.
Abdoulaye Diop a conclu son intervention par un appel. Il a demandé une réponse collective et déterminée. Les pays de l’Alliance des États du Sahel ne doivent pas céder. Ils doivent poursuivre leurs réformes et leur quête d’indépendance. La pression extérieure ne les fera pas reculer.






