Mali et Burkina Faso officialisent leur retrait de la CPI

Les gouvernements du Mali et du Burkina Faso ont notifié leur retrait de la Cour pénale internationale. Une lettre a été adressée au secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. Cette décision concerne également le Niger, qui avait déjà envoyé un courrier similaire.

La raison invoquée par Bamako est l’instrumentalisation de la Cour à des fins politiques. Selon la lettre malienne, le fonctionnement équitable de la justice pénale internationale est entravé. Ce constat a été fait au fil du temps.

Niamey justifie son départ par un détournement d’objectif. La juridiction avait suscité beaucoup d’espoir pour les peuples épris de paix. Mais elle est devenue un instrument de répression, selon les autorités nigériennes.

Le retrait effectif interviendra dans un délai d’un an. Pour le Niger, la date est fixée au 18 juin 2027. Pour le Burkina Faso et le Mali, ce sera le 24 juin 2027. Ces délais sont prévus par les textes de l’institution.

Cette décision était attendue depuis plusieurs mois. Dès septembre 2025, les trois pays avaient annoncé leur intention de quitter la CPI. Ils avaient qualifié la Cour d’instrument de l’impérialisme. Ils souhaitent créer un tribunal régional pour le Sahel.

La CPI a exprimé ses regrets face à cette situation. Elle a appelé les trois États à reconsidérer leur choix. L’institution les invite à poursuivre des échanges constructifs dans le cadre de l’Assemblée des États parties.

Le groupe africain au sein de cette Assemblée passera de 33 à 30 membres. Cette évolution réduit la représentation du continent. Les conséquences de ce retrait multiple restent à observer.

Les autorités maliennes et burkinabè affirment agir pour la souveraineté de leurs peuples. Elles estiment que la CPI ne sert plus les intérêts de la justice. La création d’un tribunal sahélien est présentée comme une alternative.

La communauté internationale suit cette évolution avec attention. Les relations entre l’Afrique de l’Ouest et la justice pénale internationale sont en pleine mutation. Les prochains mois seront décisifs pour l’avenir de la coopération judiciaire.

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