Le président malien Assimi Goïta a ordonné deux jours de deuil national. Cette décision fait suite au décès du ministre de la Défense, Sadio Camara. Il a trouvé la mort lors d’une attaque terroriste. Le deuil commence le 27 avril à minuit. L’information a été lue à la télévision publique ORTM. Le porte-parole du gouvernement, Issa Ousmane Coulibaly, a communiqué le décret.
Le document précise les mesures à prendre. Les drapeaux seront mis en berne sur tous les bâtiments publics. Les monuments officiels appliqueront aussi cette consigne. Le deuil s’étend sur l’ensemble du territoire malien. Le gouvernement a présenté ses condoléances à la famille du général Camara. Ces messages de soutien incluent aussi les civils et militaires morts lors des attaques du 25 avril.
Ce jour-là, la capitale Bamako et plusieurs villes régionales ont subi des assauts. Deux groupes armés ont revendiqué ces actions. Les séparatistes touaregs du Front de libération de l’Azawad et les djihadistes du JNIM, affiliés à Al-Qaïda, ont annoncé une offensive conjointe. L’armée malienne (FAMa) a riposté avec le soutien de soldats russes. Les forces gouvernementales ont repoussé les insurgés dans l’après-midi.
Le général Sadio Camara a été tué durant l’une de ces attaques. Un véhicule piégé a visé sa résidence. Selon les autorités, il a combattu les assaillants avant d’être blessé. Il est décédé à l’hôpital des suites de ses blessures. La région subit depuis plus de dix ans les actions de groupes affiliés à l’État islamique et à Al-Qaïda. Ces organisations, interdites en Russie, déstabilisent le Mali, le Burkina Faso et le Niger.






