Le Mali occupe la troisième place parmi les producteurs d’or en Afrique. Le gouvernement a mis en place un nouvel organisme public. Cette structure doit encadrer l’extraction artisanale du métal précieux. Ce secteur représente une part importante de l’économie nationale.
Les autorités ont constaté un écart significatif. Les volumes d’or déclarés à l’exportation ne correspondent pas aux chiffres des pays acheteurs. Cette différence suggère un trafic illicite important. Selon des estimations officielles, le pays perd chaque année jusqu’à 3,77 milliards de dollars américains.
Une étude menée par l’organisation suisse SWISSAID apporte des précisions. Entre 30 et 57 tonnes d’or malien quittent le territoire chaque année sans déclaration. Ces exportations illégales privent l’État de recettes fiscales considérables.
Le nouveau département s’appelle le Bureau malien des substances précieuses. Sa mission consiste à centraliser la comptabilité de l’or. Il doit aussi contrôler le chiffre d’affaires lié à ce minerai. Les mineurs artisanaux et les petits exploitants sont particulièrement visés.
Le secteur minier artisanal emploie environ deux millions de personnes au Mali. Pendant longtemps, cette activité est restée en dehors de l’économie officielle. Les autorités entendent désormais changer cette situation.
La création de cette agence vise à mieux connaître les flux réels d’or. Elle permettra d’identifier les circuits de vente illégaux. L’objectif est d’intégrer progressivement les artisans dans le système formel. Cette réforme pourrait améliorer les recettes publiques.
Le gouvernement malien cherche ainsi à renforcer la transparence du secteur aurifère. L’extraction artisanale représente une source de revenus pour de nombreuses familles. Sa régulation pourrait aussi réduire les conflits liés à l’exploitation minière.
Les experts estiment que le potentiel fiscal est important. Une meilleure traçabilité de l’or permettrait de lutter contre la fraude. Le nouveau bureau aura des pouvoirs de contrôle étendus. Il travaillera en collaboration avec les services des douanes et des mines.
Le Mali produit officiellement plusieurs dizaines de tonnes d’or par an. Les quantités réelles sont probablement plus élevées. La nouvelle agence devra établir des statistiques fiables. Elle participera à la certification de l’or artisanal.
Cette décision intervient dans un contexte de lutte contre l’économie informelle. Le gouvernement souhaite moderniser le secteur minier. Il espère ainsi augmenter les bénéfices pour la population.






