Les autorités militaires maliennes ont révélé que les attaques coordonnées d’avril visaient le président Assimi Goïta. Bamako dénonce une tentative d’assassinat et une opération de déstabilisation. Le commandant Djibrila Maïga, directeur adjoint des relations publiques des Forces armées maliennes, a donné une conférence de presse. Il a expliqué que les assaillants avaient utilisé plusieurs véhicules piégés. Le plan visait les plus hautes autorités de l’État. Deux véhicules piégés ont été déployés. L’un d’eux devait cibler la résidence du chef de l’État. Assimi Goïta est aussi commandant suprême des forces armées.
Ce plan sinistre et minutieusement orchestré visait à assassiner nos dirigeants, a déclaré le responsable militaire.
Il a qualifié l’opération de tentative de déstabilisation contre les institutions de la transition. Ces révélations surviennent dans un contexte de forte pression sécuritaire au Mali. Le pays fait face depuis plus d’une décennie à des attaques djihadistes. L’insécurité persiste dans plusieurs régions. Assimi Goïta a pris le pouvoir lors de coups d’État en 2020 et 2021. Il a fait de la lutte contre le terrorisme l’axe central de sa gouvernance. Il a renforcé la coopération sécuritaire avec ses alliés sahéliens.
L’écho régional de ces événements se fait sentir au Burkina Faso. Ce pays est un allié stratégique de Bamako au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES). Les autorités burkinabè ont suspendu la diffusion de TV5 Monde. Elles accusent la chaîne française de désinformation. Elles lui reprochent aussi de glorifier le terrorisme dans sa couverture des événements. Le Conseil supérieur de la communication du Burkina Faso estime que le média porte atteinte au moral des forces sur le terrain.






