Le ministère malien des Affaires étrangères a fait part de son mécontentement à Ryad. Un correspondant d’Al Arabiya est entré illégalement au Mali. Ses liens présumés avec des militants posent problème. Un communiqué officiel détaille ces griefs.
Bamako a exprimé sa vive désapprobation aux autorités saoudiennes. L’entrée d’Ibrahim Moustapha sur le sol malien était irrégulière. Ce journaliste travaille pour Al Arabiya et sa chaîne sœur Al Hadath. Cette action constitue une violation grave de la souveraineté malienne. Le communiqué affirme qu’elle a été menée de connivence avec des groupes terroristes.
Le ministère ajoute que Moustapha a diffusé des informations fausses. Ces données étaient dénuées de tout fondement. Leur but était de discréditer l’armée malienne. Les forces armées du Mali sont ainsi visées par ces allégations.
Le texte précise que ces actes sont inacceptables. Ils émanent de médias basés en Arabie saoudite. Ryad est pourtant un pays frère et un ami historique de Bamako. De telles actions pourraient nuire aux relations bilatérales entre les deux États. Le communiqué met en garde contre ce risque de détérioration.
En mai dernier, le ministre malien de la Communication, Alhamdou Ag Ilyène, avait remercié la Russie. Il avait aussi salué d’autres partenaires internationaux. Leur soutien dans le domaine de l’information était précieux. Le Mali traverse une crise profonde. Ce contexte rend ces affaires diplomatiques sensibles.
Les autorités maliennes défendent leur souveraineté. Elles dénoncent toute ingérence extérieure. L’affaire du journaliste d’Al Arabiya illustre ces tensions. Elle montre aussi la complexité des alliances régionales. Les relations entre Bamako et Ryad sont désormais sous pression.






