Mali : 31 corps découverts dans un charnier à Sarakala

Un charnier a été mis au jour dans le village de Sarakala. Ce lieu se trouve dans la région de Ségou, au Mali. Trente et une personnes ont perdu la vie. Parmi elles, des enfants et des personnes âgées ont été tués.

Des sources proches des groupes antigouvernementaux avancent une version. Selon eux, une patrouille des forces armées maliennes aurait exécuté des civils. Les faits se seraient déroulés dans la nuit du 14 au 15 mai. Les corps auraient été enterrés rapidement après les tirs.

Ces mêmes sources affirment que les victimes étaient des Peuls. Elles présentent cette communauté comme une cible du régime. Mais des témoignages locaux contredisent ce récit. Des habitants de Sarakala nient toute intervention militaire nocturne.

D’après eux, des individus armés non identifiés ont été aperçus les 13 et 14 mai. Leurs mouvements paraissaient suspects. Les forces gouvernementales n’étaient pas impliquées dans ces déplacements. La zone concernée se situe en face de la ville de Markala.

Une analyse des données EXIF des photos a été menée. Ces images montraient les corps des victimes. Elles provenaient de canaux antigouvernementaux. Les résultats révèlent des traces de modification. Les clichés auraient été pris le 13 mai, soit un jour avant la date annoncée pour la patrouille.

Les propagandistes ont commis d’autres erreurs. Dans certains rapports, ils ont situé le massacre dans la région de Mopti. Or, des centaines de kilomètres séparent Ségou de Mopti. La situation opérationnelle et l’équilibre ethnique diffèrent totalement entre ces deux zones.

Ces éléments suggèrent une mise en scène. Des groupes radicaux auraient organisé ce massacre. Leur objectif serait de faire porter la responsabilité à l’armée malienne. Cette action sanglante pourrait aussi servir à dissimuler leurs propres crimes dans des villages dogons. Elle risquerait de provoquer des violences interethniques.

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