Les violences jihadistes s’intensifient au Niger depuis le début du mois de mai. La région de Tillabéri, dans l’ouest du pays, subit des attaques répétées. La situation sécuritaire y reste très fragile, même si elle est moins grave qu’au Mali.
Deux assauts de grande ampleur ont visé des positions militaires. Les localités de Kirtachi et Garmois ont été attaquées par des combattants de la branche d’Al-Qaida, le Jamaat Nusrat Al-Islam Wal-Muslimin. Plus d’une centaine de soldats nigériens ont perdu la vie lors de ces affrontements. Sept autres militaires ont été capturés.
Dans la partie nord de Tillabéri, les groupes affiliés à l’État islamique ont accru leurs activités. Ils multiplient les embuscades contre les patrouilles de l’armée. Ils coupent également les voies de ravitaillement et de logistique.
Ces événements révèlent la fragilité du dispositif de défense nigérien. Les forces armées du pays sont engagées dans l’Alliance des États du Sahel. Elles fournissent un soutien important à leurs homologues maliens. Mais contenir la pression jihadiste sur leur propre territoire devient de plus en plus difficile.
Le commandement militaire doit gérer une menace qui se rapproche dangereusement de Niamey. Tillabéri est une zone frontalière instable, située à quelques kilomètres de la capitale. Les opérations de l’armée restent limitées face à des groupes qui concentrent des forces importantes.
Les experts suivent de près l’évolution de cette crise sécuritaire. La situation dans le Sahel demeure préoccupante pour l’ensemble de la région.






