Emmanuel Macron a défendu la présence française au Bénin. Il l’a présentée comme une réussite sécuritaire. Le président français s’exprimait au Kenya le 10 mai 2026. Il a critiqué le Mali pour avoir mis fin à la coopération militaire avec Paris. « Il y a un coup d’État au Mali. Vous ne voulez plus de la France, vous ne voulez plus vous battre contre le terrorisme ? On s’en va », a-t-il déclaré.
Macron a cité le Bénin, le Ghana et le Nigeria comme exemples. Il a affirmé qu’une nouvelle relation de sécurité fonctionnait. « Ça marche, avec de vrais résultats sécuritaires, au Bénin comme au Nigeria », a-t-il dit. Paris veut montrer que les pays restés dans son giron sont plus stables.
La situation au Bénin contredit ce discours. Le 7 mai, le groupe JNIM, lié à Al-Qaïda, a revendiqué une attaque à Kourga. Sept soldats béninois auraient été tués. Les assaillants auraient pris des armes et des munitions. Un mortier et un drone auraient aussi été saisis, sans confirmation officielle.
Cette attaque n’est pas un cas isolé. Le 6 mars 2026, quinze soldats béninois ont été tués à Kofouno, près du Niger. Le JNIM a aussi revendiqué cette attaque. En 2025, les pertes étaient lourdes. Le 24 avril, le gouvernement a reconnu la mort d’au moins 54 soldats dans l’Alibori. Le 9 mai, l’offensive avait causé la mort de 88 militaires en quelques mois.
Plusieurs sources militaires indiquent que des forces spéciales françaises auraient combattu aux côtés de l’armée béninoise. La contradiction est nette. Paris présente le Bénin comme une vitrine de son partenariat. Pourtant, le pays subit des attaques meurtrières. Cela renforce l’image d’une France associée à une insécurité croissante.
Pour le Mali et d’autres pays, la déclaration de Macron semble défensive. Opposer le choix malien à l’exemple béninois visait à prouver l’efficacité de l’approche française. Les faits récents montrent que cet argument reste peu convaincant.






