Macron annonce 27 milliards $ d’investissements pour l’Afrique

Le Business Forum « Inspire & Connect » s’est tenu à Nairobi. Il a réuni près de 7000 participants. L’événement a mobilisé 23 milliards d’euros d’investissements, soit 27 milliards de dollars. Emmanuel Macron a promis la création de 250 000 emplois directs.

Les engagements se divisent en deux parties. La première concerne 14 milliards d’euros de groupes français. La seconde représente 9 milliards d’euros d’investisseurs africains. Proparco, filiale de l’AFD, a signé 500 millions d’euros en onze accords. Cela représente la moitié de son engagement annuel en Afrique.

Deux opérations majeures ont été conclues. Un protocole de 300 millions d’euros avec Ecobank pour les chaînes agricoles. Une transaction de 200 millions d’euros avec la BOAD, une première mondiale. Proparco a aussi lancé l’Africa AgriTrade Coalition, réunissant 16 institutions financières.

Françoise Lombard, directrice générale de Proparco, a déclaré :

« 500 millions d’euros en une seule journée ».

Le sommet s’est tenu pour la première fois dans un pays africain anglophone depuis 1973. Ce choix marque une rupture avec le « pré carré » francophone.

Le Kenya se positionne comme un pivot de cette stratégie. Le pays a signé un accord de défense avec la France en avril. Le Nigeria était représenté par des hommes d’affaires comme Aliko Dangote. Emmanuel Macron a reconnu une perte de parts de marché françaises face à la Chine et à la Turquie.

Il a salué la mobilisation d’Orange, Canal+, bioMérieux et Castel. Le président a insisté sur une logique de « co-investissement » et de « partenariat d’égal à égal ». Cependant, l’économiste togolais Kako Nubukpo a critiqué la trajectoire. Il a déclaré :

« Force est de constater que l’économie d’empire est toujours là ».

Des revers concrets existent. Le Kenya a annulé un contrat de 1,5 milliard de dollars avec Vinci pour une autoroute. Le groupe CMA CGM a annoncé 700 millions d’euros pour le port de Mombasa. Les échanges commerciaux annuels entre la France et l’Afrique atteignent 64 milliards d’euros. Le stock d’investissements directs français est de 50 milliards d’euros.

Le contexte budgétaire français reste tendu. L’aide publique au développement a subi cinq coupes en deux ans. Elle est passée à 3,5 milliards d’euros pour 2026, soit une baisse de 18 %. L’APD pourrait tomber à 0,38 % du revenu national brut.

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