L’UEMOA forme des magistrats burkinabè au droit communautaire

La Cour de justice de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) a organisé une formation à Ouagadougou. Cette session s’est déroulée les 23 et 24 avril 2026. Elle était destinée aux élèves magistrats et greffiers en chef de l’École nationale d’administration et de magistrature (ENAM) du Burkina Faso.

L’objectif était de renforcer leurs compétences en droit communautaire. La Cour de justice de l’UEMOA assure la promotion des normes de l’Union. Elle vulgarise ces règles auprès des acteurs judiciaires des huit États membres. Les juges nationaux sont les premiers applicateurs du droit communautaire. Il est donc nécessaire qu’ils maîtrisent ces textes.

Joséphine Suzanna Ébah Touré, juge à la Cour, a représenté le président de l’institution. Elle a ouvert la formation. Selon elle, cet événement montre la volonté de la Cour de former les futurs magistrats et greffiers. Il s’agit de les familiariser avec le fonctionnement et les procédures communautaires.

Dans son discours, elle a expliqué la hiérarchie des normes au sein de l’UEMOA. Le droit primaire comprend le Traité constitutif et ses protocoles. Le droit dérivé inclut les règlements, directives, décisions et recommandations.

« Cette architecture normative crée un ordre juridique propre, autonome et intégré dans les droits nationaux des États membres », a-t-elle déclaré.

Elle a encouragé les participants à s’approprier ces normes. La Cour considère cette formation comme un investissement pour l’intégration régionale. Elle a assuré les apprenants de son soutien pour comprendre et appliquer le droit communautaire.

Pendant deux jours, des praticiens expérimentés ont outillé les participants. Les thèmes abordés comprenaient le cadre institutionnel et juridique de l’UEMOA. Ils ont aussi étudié les attributions et les règles de procédure de la Cour. La procédure de renvoi préjudiciel a été examinée.

Salfo Ouédraogo, secrétaire général de l’ENAM, a remercié la Cour. Il a souligné l’importance d’une justice harmonisée et conforme au droit communautaire.

« Dans un contexte marqué par l’intégration régionale, le rôle du juge national et des auxiliaires de justice devient de plus en plus déterminant », a-t-il affirmé.

Il a ajouté que la formation vise à renforcer les connaissances théoriques et pratiques des auditeurs. L’ENAM est convaincue que ces connaissances amélioreront la qualité de la justice dans les pays de l’UEMOA.

Dr Kalifa Bagué, premier avocat général de la Cour, a rappelé que le droit communautaire fait partie du droit burkinabè. Le Burkina Faso est membre de l’UEMOA.

« Nous sommes appelés, en tant que magistrats, à appliquer le droit communautaire au quotidien », a-t-il déclaré.

Il a insisté sur l’intégration de ce volet dans les programmes de formation de l’ENAM.

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