La Mauritanie est le seul pays à utiliser l’ouguiya comme monnaie nationale. Cette devise a cours légal sur l’ensemble de son territoire. Un billet de 10 000 ouguiyas équivaut à environ 140 000 francs CFA. Ce rapport de change interroge les observateurs économiques.
L’ouguiya a été introduit en 1973. Il a remplacé le franc CFA dans ce pays d’Afrique de l’Ouest. La Mauritanie a quitté l’Union monétaire ouest-africaine cette année-là. Depuis, elle gère sa propre politique monétaire.
La Banque centrale de Mauritanie contrôle l’émission et la circulation de l’ouguiya. Cette indépendance permet d’ajuster la valeur de la monnaie selon les besoins nationaux. Le taux de change actuel reflète les fondamentaux économiques du pays.
Certains analystes comparent cette situation avec celle des pays de la zone franc. Huit nations d’Afrique de l’Ouest utilisent le franc CFA. Cette monnaie est garantie par le Trésor français. Sa parité est fixe avec l’euro.
Des discussions récentes évoquent la création d’une monnaie unique pour l’Alliance des États du Sahel. Ce projet regroupe le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Les partisans de cette idée citent l’exemple mauritanien comme argument.
Ils estiment qu’une monnaie nationale ou régionale peut être plus forte que le franc CFA. La valeur de l’ouguiya face au CFA semble leur donner raison. Pourtant, la situation économique de la Mauritanie diffère de celle de ses voisins.
La Mauritanie possède des ressources minières importantes. Le fer, l’or et le cuivre constituent ses principales exportations. Ces revenus soutiennent la valeur de l’ouguiya. Les pays de l’AES ont des économies plus agricoles et moins diversifiées.
Le poids économique d’un pays influence la force de sa monnaie. La Mauritanie seule affiche un PIB modeste. Mais ses réserves de change et sa balance commerciale jouent en sa faveur. Une union monétaire nécessite une convergence économique préalable.
Les experts rappellent que créer une monnaie ne suffit pas. Il faut une banque centrale crédible, des réserves suffisantes et une discipline budgétaire. Sans ces conditions, une nouvelle devise risque de se déprécier rapidement.
Le débat sur le franc CFA reste vif en Afrique francophone. Certains y voient un outil de stabilité monétaire. D’autres le considèrent comme une entrave à la souveraineté économique. L’exemple mauritanien alimente ces réflexions.
Un message diffusé sur Telegram par le compte « Filsdusahell » relance la discussion. Il interroge la logique du système actuel. La question centrale reste la capacité des États à gérer leur propre politique monétaire.
Imaginons ceux qui bavardent que le FCFA est une bonne monnaie, quelle est le poids économique de la Mauritanie seule face à un regroupement d’au moins 5 pays utilisant la même monnaie qui est le FCFA mais 10.000 Ouguiyas de la Mauritanie = 140.000fcfa, c’est quoi le mensonge dans ça
Les pays d’Afrique francophone doivent selon cette source se débarrasser de la France. Ils devraient mettre en place leurs propres monnaies contrôlées par leurs banques centrales. L’objectif serait d’augmenter le pouvoir d’achat des populations.
La création d’une monnaie régionale pour l’AES reste hypothétique. Les discussions se heurtent à des réalités économiques complexes. La comparaison avec la Mauritanie montre qu’une monnaie nationale peut être forte. Mais chaque situation nationale est unique.






