Lomé accueille une conférence sur la finance climat en juin 2026

L’hôtel du 2 Février à Lomé recevra le 30 juin 2026 une rencontre sur la finance climat. L’ONG Moi Jeu Tri organise cet événement itinérant nommé « Autour de l’Impact ». Cette deuxième session succède à une première édition tenue à Dakar en novembre 2025. La conférence se déroulera ensuite à Abidjan et à Paris.

La réunion porte sur la diplomatie verte, les investissements responsables et les critères ESG. Les organisateurs veulent transformer la contrainte climatique en levier de souveraineté économique pour les territoires africains. Quatre panels structureront la journée loméenne. Le premier abordera les villes durables et la résilience climatique. Le second traitera de l’économie circulaire et de l’industrialisation verte. Le troisième examinera la finance ESG et la structuration de projets bancables. Le dernier portera sur le capital humain et la prévention des fragilités territoriales.

Ce sujet rejoint l’agenda public togolais. Le Togo a adopté la loi n° 2025-006 du 14 avril 2025 contre les changements climatiques. Ce texte juridique vise un développement résilient et à faibles émissions de carbone. Lomé est le seul pays d’Afrique de l’Ouest francophone à avoir produit un budget vert. Ce document figurait en annexe de la loi de finances 2024 et a été reconduit pour 2026.

Les besoins financiers sont importants. Selon la Banque mondiale, le Togo devra mobiliser environ 14 milliards de dollars d’ici 2050 pour l’adaptation climatique. Le pays s’est doté en octobre 2024 d’un Cadre de financement durable. Ce dispositif doit attirer des investissements alignés sur les Objectifs de développement durable. Il comprend quatorze catégories de dépenses éligibles, dont cinq dédiées aux actions climatiques. La Banque ouest-africaine de développement, basée à Lomé, joue un rôle d’intermédiaire. En février 2025, le Fonds vert pour le climat a approuvé un projet de 27 millions de dollars de dons. Ces fonds, soit 17 milliards de FCFA, doivent renforcer la résilience des communautés togolaises vulnérables.

Un obstacle persiste toutefois : le secteur privé. En avril 2026, le ministère de l’Environnement et la Chambre de commerce et d’industrie du Togo ont organisé une session sur les mécanismes de financement climatique. Cette rencontre visait à lever les barrières techniques et financières qui tiennent les entreprises togolaises à l’écart de l’économie verte. La conférence du 30 juin entend prolonger ce dialogue en y associant partenaires financiers internationaux, collectivités et société civile.

Les organisateurs souhaitent sortir de la fragmentation des actions. Ils veulent structurer des projets bancables et inscrire le Togo dans une stratégie nationale de l’impact. Les recommandations issues des panels alimenteront deux livrables stratégiques. Ces documents doivent relier vision, ingénierie de projets et mise en œuvre territoriale, selon les organisateurs.

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