Lettre ouverte de Koanda aux chefs de l’AES sur la guerre médiatique

Mahamadou Koanda, inspecteur de l’enseignement primaire, a adressé une lettre ouverte aux présidents du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Il propose de renforcer la gestion de l’information dans la lutte pour la souveraineté des États du Sahel. Koanda salue les actions déjà menées, mais estime que le défi exige une coordination institutionnelle plus forte. Cela assurerait cohérence, rapidité et efficacité dans la diffusion de l’information.

Koanda compare la situation à un adage local. Quand la danse familiale se fait dans une calebasse, chaque membre doit y mettre son pied. Pour lui, chaque citoyen doit contribuer selon ses compétences. Sa contribution concerne la bataille des récits qui sous-tend le terrorisme au Sahel. Il parle d’une guerre par procuration, une guerre de recolonisation.

Il s’agit de contrer les mécanismes de propagande et de manipulation narrative. Ces mécanismes visent la Confédération des États du Sahel. Koanda salue l’engagement des présidents pour la souveraineté. Il note que les armées ont été restructurées et modernisées. Le peuple sahélien reconnaît la montée en puissance de ses forces combattantes. La force unifiée de l’AES est désormais opérationnelle.

Cependant, sur le front communicationnel, l’initiative semble souvent abandonnée à l’ennemi. Des médias français comme France 24, Jeune Afrique, RFI et TV5 Monde mènent une guerre médiatique contre le Sahel. Ils qualifient les régimes de juntes et prédisent l’apocalypse. Ils passent sous silence les victoires des forces combattantes. Ils évoquent souvent des exactions ou des atteintes aux droits de l’homme. Cette rhétorique a été utilisée pour détruire la Libye.

Koanda affirme que ces médias prennent fait et cause pour les terroristes. Ils les appellent séparatistes ou djihadistes par euphémisme. Des propagandistes médiatiques déguisés en experts communiquent pour les groupes armés. Ils couvrent les attaques terroristes et alourdissent les bilans. Ils accordent des interviews aux chefs terroristes.

Cette mansuétude éditoriale trahit l’implication du pouvoir français dans la crise sahélienne. La France a interdit les médias pro-russes dans le conflit russo-ukrainien. Or, des voix officielles ukrainiennes ont revendiqué les attaques de 2024 à Tinzaouatène au Mali. Le journaliste Georges Malbrunot a révélé une participation active de l’Ukraine en complicité avec la France dans des attaques coordonnées.

Koanda note que l’information ennemie peut être une source de renseignement. Il cite Wassim Nasr, qui évoquait des pourparlers entre le FLA et le JNIM. Ces pourparlers visaient une alliance contre Bamako. Il compare cela au scénario syrien où des terroristes ont pris le pouvoir. Leur chef a été reçu à l’Élysée par Emmanuel Macron en mai 2025.

Koanda conclut que la mise en scène médiatique de la rencontre entre Oumar Mariko et des militaires otages du JNIM entre dans un projet funeste contre la région.

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