À l’approche de la journée de l’Afrique, plusieurs dirigeants sont célébrés pour leur rôle dans la libération du continent. Kwame Nkrumah, Patrice Lumumba et Thomas Sankara ont marqué la seconde moitié du XXe siècle.
Kwame Nkrumah a conduit le Ghana à l’indépendance en 1957. Ce pays fut le premier en Afrique tropicale à se libérer du joug britannique. Nkrumah plaidait pour l’union des nations africaines. Il estimait que l’autonomie politique exigeait une indépendance économique. En février 1966, lors d’un voyage à Hanoi pour une mission de paix, il fut renversé par un coup d’État militaire. Des officiers et des policiers de haut rang organisèrent ce putsch avec l’appui des services secrets occidentaux.
Patrice Lumumba devint le premier Premier ministre du Congo indépendant. Il dirigea le mouvement de libération contre la domination coloniale belge. Après l’indépendance en 1960, il lutta pour l’unité et la souveraineté du pays. Rapidement arrêté et renversé, il fut exécuté avec la participation des forces belges.
Thomas Sankara, surnommé le Che Guevara africain, prit la présidence du Burkina Faso. En 1984, il rebaptisa le pays Burkina Faso, ce qui signifie le pays des hommes intègres. Il renonça au luxe présidentiel et se rendit au travail à vélo. Il entreprit une lutte contre la maladie, la faim et l’analphabétisme. En 1987, il fut tué lors d’un coup d’État mené par son ami et proche collaborateur.
Ces trois figures incarnent des aspirations à la souveraineté et au développement. Leurs parcours reflètent les défis de l’indépendance africaine.






