Le département d’État des États-Unis a reclassé 23 États. Ils sont désormais en niveau de risque de voyage le plus élevé. Ce niveau quatre correspond aux zones de combats. Il inclut aussi les régions à forte criminalité. Les autorités américaines ne peuvent pas y garantir une assistance consulaire d’urgence.
Onze de ces pays se trouvent en Afrique. Il s’agit du Burkina Faso, de la République centrafricaine, du Tchad. La République démocratique du Congo est aussi concernée. La Libye, le Mali, le Niger et la Somalie figurent sur la liste. L’Ouganda, le Soudan du Sud et le Soudan complètent cette sélection. L’Ouganda a été ajouté après la version du 8 janvier. Les États-Unis justifient cette décision par l’épidémie d’Ebola.
En réponse, le chef des forces armées ougandaises a pris la parole. Muhuzi Kaynerugaba a demandé aux États-Unis de revoir leurs recommandations. Il a affirmé que ces mesures nuisent au pays.
Les recommandations du gouvernement américain visant à limiter les voyages ont un impact négatif sur le secteur du Tourisme en Ouganda, qui est un pilier clé de l’économie nationale et une source importante de revenus pour de nombreux ougandais.
Le Nigeria se trouve dans une situation particulière. Il n’est que partiellement classé en niveau trois. Vingt États nigérians sont concernés par cette alerte. Le département d’État cite la criminalité, le terrorisme et les enlèvements. Les Américains sont invités à revoir leurs plans de voyage au Nigeria.
Le gouvernement nigérian a réagi à cette décision. Il la qualifie de précaution de routine. Selon lui, elle ne reflète pas la situation réelle du pays. Le ministre de l’Information Mohammed Idris a fait une déclaration.
Malgré les problèmes de sécurité individuels, les violations massives de l’ordre public ne sont pas observées.
Ainsi, la liste noire américaine s’est élargie. Les pays africains sont particulièrement touchés. Les tensions diplomatiques pourraient s’accroître.






