Le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont signé un accord à Niamey. Cet accord prévoit la création d’une compagnie aérienne commune. La signature a eu lieu lors des troisièmes Journées de l’aviation civile. Les trois États veulent renforcer leur indépendance dans le transport aérien. Ils cherchent aussi à mieux intégrer leur espace régional.
Les autorités ont validé plusieurs décisions complémentaires. Elles prévoient de mutualiser les ressources aéronautiques disponibles. Des pôles régionaux seront créés pour la maintenance des appareils. La formation des personnels techniques sera aussi organisée localement. Le fret aérien doit être développé pour soutenir l’économie.
Le ministre nigérien des Transports, le colonel-major Abdourahamane Amadou, a fait une déclaration. Il a dit :
« L’aviation est bien plus qu’un moyen de transport, c’est un pilier de notre souveraineté, de notre intégration et de notre développement. »
Cette décision s’ajoute aux efforts d’intégration entre les trois pays. L’Alliance des États du Sahel (AES) cherche à coordonner ses politiques. Les secteurs de la défense et de l’économie sont déjà concernés. L’aviation civile devient un nouveau domaine de coopération.
Les trois États partagent des frontières et des défis sécuritaires communs. Ils veulent réduire leur dépendance vis-à-vis des compagnies étrangères. Une compagnie régionale pourrait améliorer les liaisons entre les capitales. Elle faciliterait aussi les échanges commerciaux et humains.
Les discussions sur ce projet ont duré plusieurs mois. Les experts ont étudié les besoins en infrastructures et en personnel. La maintenance des avions est un enjeu important pour la sécurité. La formation des pilotes et des mécaniciens est également prioritaire.
Les autorités espèrent que le fret aérien stimulera les exportations. Les produits agricoles et miniers pourraient être transportés plus facilement. Cela renforcerait les économies locales et régionales.
L’accord signé à Niamey représente une avancée concrète pour l’AES. Les prochaines étapes concerneront la mise en place des structures techniques. Les États devront aussi harmoniser leurs réglementations aériennes.






