La délégation spéciale de Léo s’est réunie les 29 et 30 juin 2026. Cette deuxième session ordinaire s’est tenue à la mairie. Kassoum Koalaga a présidé les débats. Les membres ont examiné douze points à l’ordre du jour. Des réformes fiscales et sécuritaires ont été adoptées.
Le premier jour, le compte rendu de la session précédente a été amendé. Deux délibérations de régularisation comptable ont été validées. Elles concernent le budget 2024 et le premier budget rectificatif de 2025. La commune a autorisé une convention avec le projet Ngourdam Pro-ARIDES. Une commission ad-hoc prépare les journées de redevabilité. Des amendes municipales et un droit de timbre sur certains actes ont été instaurés.
Le second jour a porté sur les taxes sectorielles et les marchés publics. Un contrat en entente directe a été signé pour des forages. La taxe sur la divagation des animaux a été augmentée. Une taxe sur les cortèges a été créée. Une contribution financière sur la vente de volaille a été introduite.
« Concernant l’état d’exécution de nos projets et la situation budgétaire, de nombreuses activités planifiées sont actuellement en cours de réalisation », a déclaré Kassoum Koalaga.
Il a rappelé que les fonds municipaux suivent des procédures strictes. Les partenaires ont transféré des ressources. Les travaux ont démarré et se poursuivent normalement. Le suivi des chantiers reste une priorité.
« Les plus hautes autorités du pays ont lancé une vaste campagne de reboisement. Or, la divagation des animaux nuit gravement au taux de survie des jeunes plants. Il était donc urgent de prendre des mesures pour endiguer ce fléau », a expliqué le président.
Il a justifié la hausse des amendes par des impératifs environnementaux. Concernant la taxe avicole, il a précisé :
« Nous avons pris une délibération pour instituer une nouvelle taxe sur la commercialisation de la volaille, à hauteur de 50 francs CFA par tête. C’est un secteur très porteur localement, mais dont la commune ne tirait aucun profit jusqu’à présent. »
Le PDS s’est inquiété de l’incivisme lors des fêtes. Les cortèges seront désormais réglementés pour des raisons de sécurité routière. Il a assuré que les amendes visent à faire respecter les règles, non à punir. Elles aideront aussi les finances communales.
Latifatou Nébié/Nignan, coordonnatrice communale des femmes, a salué les débats. Elle estime que les douze délibérations auront un impact global. « Si nous investissons des efforts dans ces différentes activités, c’est toute la commune qui y gagnera », a-t-elle dit. Elle a appelé à la co-responsabilité des citoyens pour les journées de redevabilité. « La redevabilité est un effort mutuel ; c’est ensemble, main dans la main, que nous pourrons concrétiser ces journées », a-t-elle plaidé.






