L’Église adventiste du Burkina Faso définit ses objectifs pour 2030

L’Église adventiste du Septième Jour au Burkina Faso a terminé sa 12e Assemblée générale. La clôture a eu lieu le 18 avril 2026 à Ouagadougou. Les travaux se sont déroulés du 15 au 17 avril. Le thème était « Ancrés dans la Bible, engagés pour la mission ». Des responsables religieux et des fidèles ont participé. Un représentant de l’État était aussi présent.

Le pasteur Ben Issouf Ouédraogo a présenté le bilan. Il est le président de cette Église au Burkina Faso. Le bilan du mandat précédent est jugé satisfaisant. Il a aussi reconnu la perfectibilité de toute œuvre humaine. La mission pour les cinq prochaines années est clarifiée.

« Pour les années, notre mission durant ces cinq ans est d’être unis pour accomplir la mission de l’Évangile, d’impacter la communauté burkinabè à travers l’unité, les actions sociales et les services communautaires. Pour cela, il est nécessaire de renforcer la cohésion interne de la communauté adventiste afin de mieux répondre à cette mission spirituelle et sociale »

Le pasteur Ouédraogo a expliqué le contexte national. Il a évoqué la situation sécuritaire du pays. Il a rappelé la mission spirituelle de l’Église. Elle prépare le peuple à la rencontre de Jésus-Christ. Il a lancé un appel à l’unité.

« Si nous regardons les événements autour de nous dans le monde entier, et particulièrement ce que nous vivons au Burkina Faso avec le terrorisme qui nous est imposé, nous savons que si Dieu n’est pas avec nous, il serait difficile de nous en sortir. C’est pourquoi nous voulons appeler le peuple burkinabè, à travers les adventistes que nous sommes, à comprendre que Dieu nous a suscités pour une mission particulière »

L’Église participe à l’initiative citoyenne Faso Mêbo. Cette action soutient le développement endogène. Mariam Sanogo Tounkara représentait le ministère. Elle est directrice générale des affaires religieuses. Elle a salué la contribution adventiste au développement. Elle a aussi apprécié la promotion de la cohésion sociale.

« C’est un thème d’actualité au regard des défis majeurs auxquels notre pays est confronté. Il met en avant l’unité, la tolérance, l’acceptation de l’autre et la liberté religieuse »

Elle a invité les leaders religieux à diffuser des messages. Ces messages concernent la tolérance et l’unité nationale. Le pasteur Kamlan Adjéoda Simon Djossou a aussi pris la parole. Il préside l’Union Mission du Sahel. Cette union couvre cinq pays d’Afrique de l’Ouest. Il a salué le bilan présenté. L’assemblée a élu un nouveau conseil d’administration. Ce conseil dirigera l’Église de 2026 à 2030.

Il a insisté sur la croissance future. Cette croissance doit être spirituelle et numérique. Le développement infrastructurel est aussi important. Il cite la création d’écoles et de centres de santé. De nouvelles implantations sont prévues à l’intérieur du pays.

« Nous voyons bien l’impact que ONG Adra fait sur le peuple burkinabè, la mission également fait de l’impact parce que notre vision, c’est de faire comprendre dans tout le monde que nous sommes une famille. Nous sommes tous créés par un Dieu qui nous aime, nous devons exprimer l’amour à tout le monde et aider chacun à vivre en paix et aussi à vivre mieux »

L’Église adventiste mondiale compte plus de 23 millions de membres. Elle est présente au Burkina Faso depuis 1971. Son administration locale comprend un président. Un secrétaire exécutif et un trésorier complètent l’équipe. Cette assemblée générale vise à consolider son rôle. Ce rôle est à la fois spirituel et social. L’Église renforce sa participation aux efforts nationaux. Ces efforts concernent la paix et le développement.

Précédent

La dictée Totale organisée à Ouagadougou avec des participants russes

Suivant

Le Togo définit sa stratégie pour le Sahel jusqu'en 2026