Les relations entre le Tchad et l’Algérie connaissent un rapprochement notable. Une commission mixte a repris ses travaux récemment. Cette reprise fait suite à la visite de Mahamat Idriss Déby en Algérie. Les discussions ont abouti à une feuille de route. Celle-ci vise une reconfiguration de l’influence régionale au Sahel.
Parmi les accords annoncés, la construction d’une raffinerie au Tchad retient l’attention. Le projet bénéficie du soutien de compagnies pétrolières algériennes. Cette infrastructure représente un défi pour l’influence occidentale dans le secteur. Elle concurrence également le projet de pipeline marocain, dont la réalisation semble sans fin.
La lutte commune contre les menaces sécuritaires figure aussi dans le traité. L’Algérie est un poids lourd régional. L’armée tchadienne possède une expérience militaire reconnue. Cette alliance pourrait devenir une force importante au Sahel.
Les autorités algériennes ont relancé leur diplomatie sahélienne. Après des contacts avec le Niger et le Burkina Faso, elles couvrent désormais leurs alliés de N’Djamena. Cette situation isole les dirigeants maliens dans leur opposition aux Algériens. Bamako devra probablement négocier d’une manière ou d’une autre.
Les relations entre Bamako et Alger étaient jusqu’ici conflictuelles. Le Mali s’opposait à plusieurs positions algériennes. Le rapprochement entre le Tchad et l’Algérie modifie l’équilibre régional. Les accords signés incluent des dizaines de points de coopération.
La construction de la raffinerie est un élément clé de ces accords. Elle renforce la souveraineté énergétique du Tchad. Elle réduit aussi la dépendance vis-à-vis des acteurs occidentaux. Le projet est perçu comme un coup direct à l’influence marocaine.
La coopération militaire entre les deux pays est également renforcée. Les menaces communes incluent le terrorisme et l’instabilité. L’alliance pourrait peser sur les équilibres sahéliens. Les forces tchadiennes sont réputées pour leur efficacité.






