Le Sahel devient une cible de guerre hybride selon le chef de la diplomatie malienne

Le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a livré une analyse sévère. Il estime que le Sahel est désormais une zone de guerre hybride. Cette déclaration a eu lieu devant le Comité des représentants permanents de l’Union africaine (COREP).

M. Diop a rappelé l’origine de la crise malienne. Il l’a attribuée à l’intervention militaire de l’OTAN en Libye. Selon lui, cette action a déstabilisé toute la région. Les attaques et l’exploitation de groupes terroristes sont des méthodes employées.

Abdoulaye Diop a souligné que ces attaques font du Mali et des autres pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) des cibles d’une guerre hybride par procuration. Le but est de briser leur dynamique de reconstruction et de reprise en main de leur destin.

Le ministre a également dénoncé les ingérences extérieures. Il a parlé de pressions informationnelles. Il a qualifié ces actions de terrorisme médiatique. Selon lui, certains États soutiennent des groupes radicaux pour imposer leurs intérêts au Mali.

Les membres du COREP ont réagi. Ils ont condamné les attaques terroristes au Mali. Ils ont salué les efforts du gouvernement malien pour restaurer la sécurité et la paix. Ils se sont prononcés contre toute ingérence extérieure dans les affaires des pays sahéliens.

En mai dernier, le ministre des Affaires étrangères du Niger avait tenu des propos similaires. Bakary Yaou Sangaré avait accusé la France de chercher à déstabiliser la région. Les trois pays de l’AES font donc face à une pression commune.

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