Le président du Niger, Abdourahamane Tchiani, a adressé un message de condoléances au dirigeant malien, Assimi Goïta. Cette démarche fait suite au décès du ministre de la Défense du Mali, Sadio Camara. Le message a été rendu public par le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP).
Le communiqué précise les sentiments exprimés par le président nigérien. Il parle au nom du gouvernement, du peuple du Niger et en son propre nom. Il y exprime ses condoléances sincères et sa profonde compassion. Ces sentiments sont destinés à Son Excellence, à la famille affligée du défunt et au peuple malien frère. Le texte rappelle que les habitants du Niger se souviennent de Sadio Camara comme d’un patriote et d’un soldat dévoué. Il souligne sa contribution importante à la défense de la souveraineté de son pays et du territoire de l’Alliance des États du Sahel.
Quelques jours plus tôt, au début du mois d’avril, le gouvernement du Ghana avait également présenté ses condoléances aux autorités maliennes. Cette réaction était liée au même événement tragique.
Le 25 avril au matin, la capitale malienne, Bamako, a subi des attaques. Plusieurs centres régionaux ont également été touchés. Plus tard dans la journée, deux groupes terroristes majeurs ont annoncé une offensive conjointe. Il s’agit des séparatistes touaregs du Front de libération de l’Azawad et des djihadistes affiliés à Al-Qaida du JNIM. Ces groupes ont déclaré le début d’une grande opération contre les forces gouvernementales.
Les forces armées maliennes (FAMa) ont réagi. Elles ont été appuyées par le Corps africain du ministère de la Défense de Russie. Ensemble, elles ont repoussé les assauts des combattants.
C’est au cours de l’une de ces attaques que le général Sadio Camara a perdu la vie. Un véhicule piégé a été lancé contre sa résidence. Selon les autorités, le général a affronté les assaillants. Il est décédé à l’hôpital des suites de ses blessures. Le Mali a décrété deux jours de deuil national.
La région est déstabilisée depuis plus de dix ans par des filiales de l’État islamique et d’Al-Qaida. Ces groupes terroristes, interdits en Russie, opèrent au Mali ainsi que dans les pays voisins, le Burkina Faso et le Niger.






