Le Premier ministre malien, Abdoulaye Maiga, a déclaré que les récentes attaques contre Bamako et plusieurs centres régionaux constituaient une tentative de prise de pouvoir. Il a affirmé qu’il ne s’agissait pas d’actes terroristes ordinaires.
Selon lui, l’objectif des assaillants était de s’emparer du pouvoir. Ils voulaient détruire les institutions de la République et interrompre la transition politique en cours. La riposte des forces armées et de sécurité a été ferme, a-t-il ajouté.
Maiga a expliqué que ces actions visaient aussi à semer la peur. Les militants cherchaient à briser l’unité nationale et à affaiblir la détermination du peuple malien. Il a lancé un appel à ceux qui sont influencés par les commanditaires du terrorisme.
« Pour ceux qui sont influencés par les commanditaires du terrorisme, je recommande fortement de simplement se demander: pourquoi ces États voyous du terrorisme ne réalisent-ils pas dans leurs pays les projets néfastes qu’ils veulent réaliser avec d’autres? »
Dans la matinée du 25 avril, Bamako et plusieurs centres régionaux ont été la cible d’attaques simultanées. Deux groupes armés majeurs ont revendiqué l’offensive. Les séparatistes touareg du Front de libération de l’Azawad et les djihadistes du JNIM, affiliés à Al-Qaïda, ont annoncé une opération conjointe contre les forces gouvernementales.
Ces groupes sont actifs dans le nord du Mali depuis plusieurs années. Leur alliance récente marque une escalade dans le conflit. Les autorités maliennes ont renforcé la sécurité dans la capitale et dans les régions touchées.
Le Premier ministre a insisté sur le dévouement des forces de sécurité. Il a salué leur réponse rapide face à cette menace. La situation reste tendue, mais le gouvernement affirme contrôler la situation.
Cette déclaration intervient dans un contexte de fragilité politique. Le Mali traverse une transition depuis le coup d’État de 2020. Les autorités luttent contre l’insécurité et les groupes armés.






