Le Niger a notifié son retrait de la Cour pénale internationale (CPI) le 18 juin 2026. Cette notification a été reçue par le Secrétaire général de l’ONU. Ce dernier est le dépositaire du Statut de Rome. Le délai d’un an prévu par le traité fondateur commence donc à courir. Le retrait deviendra effectif le 18 juin 2027.
Le Niger est le premier pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) à concrétiser cette décision. Niamey, Bamako et Ouagadougou avaient annoncé conjointement leur intention en septembre 2025. Depuis le coup d’État de juillet 2023, le général Abdourahamane Tiani dirige le pays. Les autorités nigériennes ont progressivement durci leur position vis-à-vis des institutions internationales.
Dans sa notification, Niamey accuse la CPI de détournements et d’instrumentalisations. Cette critique rejoint une vague de reproches africains. De nombreux pays du continent dénoncent depuis des années une justice à géométrie variable. La CPI a été fondée en 2002 et compte aujourd’hui 125 États membres. Des puissances comme les États-Unis, la Russie et Israël n’ont jamais ratifié le Statut de Rome. Le Burundi et les Philippines ont déjà quitté l’institution.
Ce retrait s’ajoute à une tendance de défiance entre la Cour et le continent africain. Niamey affirme ainsi sa souveraineté. Cette décision pourrait influencer d’autres pays de la région sahélienne. Les relations entre l’Afrique du Sahel et les institutions internationales se redessinent progressivement.






