Le Niger a officiellement soumis sa demande de retrait de la Cour pénale internationale (CPI). La notification a été remise au secrétaire général de l’ONU le 18 juin. Cette décision a été annoncée par le gouvernement de Niamey.
Selon les autorités nigériennes, ce choix repose sur un constat précis. La CPI aurait été détournée de son objectif initial. Elle aurait également été instrumentalisée. Pourtant, cette juridiction avait suscité beaucoup d’espoir pour les peuples attachés à la paix et à la justice.
Le retrait effectif du Niger prendra effet le 18 juin 2027. Ce délai d’un an après la réception de la notification est prévu par le Statut de Rome. Le secrétaire général de l’ONU a enregistré la demande nigérienne à cette date.
En septembre 2025, le Niger, le Mali et le Burkina Faso, réunis au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), avaient déjà qualifié la CPI d’instrument de répression néocoloniale aux mains de l’impérialisme. Ces trois pays avaient alors annoncé leur intention commune de quitter la Cour.
Cette décision du Niger s’inscrit dans une série de critiques envers la CPI. Plusieurs pays africains ont exprimé des réserves sur son fonctionnement. La Cour est parfois perçue comme partiale dans ses poursuites.
Le retrait du Niger pourrait avoir des conséquences sur la coopération judiciaire internationale. Il pourrait aussi affecter la lutte contre l’impunité dans la région. Les observateurs suivent cette évolution avec attention.
Le gouvernement nigérien n’a pas fourni plus de détails sur ses motivations. La demande officielle reste le seul document public disponible. Les débats sur la CPI continuent en Afrique et ailleurs.






