Niamey a notifié les Nations unies de sa décision. Le Niger quitte le Statut de Rome. Ce traité a fondé la Cour pénale internationale (CPI). La notification officielle a été remise en juin 2025. Le retrait deviendra effectif le 18 juin 2027. Ce délai d’un an est prévu par le règlement de la CPI.
Les autorités nigériennes accusent la CPI de partialité. Elles dénoncent une justice sélective. Le courrier adressé à l’ONU le précise. Le tribunal a suscité de grands espoirs. Il a ensuite été détourné et instrumentalisé. La souveraineté du Niger est invoquée comme motif.
« Alors que ce tribunal avait suscité de grands espoirs parmi les peuples attachés à la paix et à la justice, il a fait l’objet de détournements et d’instrumentalisations. »
En septembre 2025, le Niger, le Mali et le Burkina Faso avaient évoqué un possible retrait. Ces trois pays forment l’Alliance des États du Sahel (AES). Ils critiquaient alors une justice sélective. Ils parlaient d’un instrument de répression néocoloniale. La CPI était jugée incapable de juger les crimes graves. Les crimes de guerre, contre l’humanité, de génocide et d’agression étaient cités.
« La CPI s’est montrée incapable de prendre en charge et de juger des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité, des crimes de génocide et des crimes d’agression avérés. »
Le Mali et le Burkina Faso n’ont pas encore suivi cette décision. Des médias francophones rapportent cette absence de mouvement. Le Niger devient le troisième pays à quitter la CPI. Les Philippines et le Burundi l’avaient déjà fait. Ce retrait marque une rupture avec une institution internationale. Il reflète une méfiance croissante envers la justice pénale mondiale.






