Le Naaba Sigri célèbre le rituel du kinkirga à Konkistenga

Le Naaba Sigri de Konkistenga a célébré le rituel du kinkirga. Cet événement s’est tenu le samedi 11 avril 2026. La cérémonie a eu lieu dans la province du Boulkiemdé. Elle se situe dans la région du Centre-Ouest. Le chef coutumier est le Rim-biiga de ce canton. La mobilisation des populations fut importante. L’événement a aussi porté un appel à la paix.

La journée a débuté vers dix heures. Une foule s’est rassemblée près du palais royal. Le Naaba Sigri a effectué sa première sortie à 10h10. Il portait ses ornements et attributs royaux. Il s’est installé sur le fauteuil traditionnel. Ses sujets lui ont rendu hommage. Ils ont prononcé des paroles incantatoires. Les personnes présentes étaient accroupies au sol. Chacune a apporté une contribution au chef. Les proches collaborateurs ont collecté les offrandes. Ils ont cité le nom de chaque donateur. Le chef est rentré dans sa demeure dix minutes plus tard. Il était accompagné par le son du griot. Cette entrée préparait la deuxième sortie.

La cour royale s’est remplie avant cette apparition. Des princes et des Tansoba devaient y participer. Les Tansoba sont les chefs de guerre traditionnels. Des bonnets rouges étaient présents. Des agents des secteurs public et privé assistaient aussi. Les populations des villages voisins ont pris place. Elles se sont installées sous des tentes et à l’ombre des arbres. Tous suivaient le déroulement de la cérémonie.

La deuxième sortie s’est faite hors de la cour. Le chef était toujours en tenue royale. Des notables du royaume l’accompagnaient. Il a reçu les hommages des princes et des Tansoba. Ces derniers apportaient des poulets, des moutons ou de l’argent. Un proche du chef a expliqué le processus.

Ça se passe ainsi, selon les règles de la tradition.

Le chef est ensuite retourné sur son fauteuil. Une grande assistance lui faisait face. Il a reçu les hommages des corps constitués. Les entités administratives des trois communes du canton étaient là. Le canton de Konkistenga comprend les communes d’Imasgho, de Soaw et de Pella. L’artiste musicien Alif Naaba était présent. Il participe en sa qualité de prince du royaume. Il a commenté la signification du rituel.

Cette fête représente toute la gratitude que nous avons pour la saison des récoltes, ainsi que la cohésion entre les nombreux villages du canton.

Un autre prince, Alexis Kaboré, a exprimé son sentiment.

C’est une fête pour remercier nos ancêtres pour les bonnes récoltes et solliciter leur bénédiction pour les saisons à venir. Je suis très heureux de participer aux traditions de ma famille.

Le Naaba Sigri a salué la mobilisation des populations. Il a rappelé l’objectif de cette fête. Elle vise à remercier les ancêtres pour les bienfaits reçus. Elle sollicite aussi leurs bénédictions pour l’avenir. Le chef coutumier a livré ses propos.

Chaque année, nous rendons hommage à nos ancêtres. Nous les remercions également pour la saison à venir.

Il a formulé des prières pour la paix au Burkina Faso.

Que Dieu donne la force nécessaire aux dirigeants et aux forces combattantes pour mettre fin au terrorisme, afin que les populations puissent vivre en paix.

Il a ensuite souhaité un bon retour à ses invités.

Le canton de Konkistenga possède une histoire ancienne. Il a été fondé par Naaba Konkis. Ce dernier était le troisième fils du Mogho Naaba Koudoumié. Le canton se situe dans la province du Boulkiemdé. Il se trouve entre les cantons de Lallé et de Nanoro. Son territoire s’étend des villages de Kanyalé et Wera. Ces villages sont dans la commune d’Imasgho. Il va jusqu’au village de Godo dans la commune de Pella. La capitale coutumière du canton est Zoétgomdé.

Le Naaba Sigri a été intronisé le 21 décembre 2024. Il célèbre le kinkirga pour la deuxième fois. Cette célébration marque sa deuxième année de règne. La tradition locale accorde une place centrale aux ancêtres. Elle considère qu’ils sont fondateurs de la communauté. Cette cérémonie annuelle perpétue un héritage culturel important. Elle renforce les liens sociaux au sein du canton. Elle maintient vivante une mémoire collective.

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