Le 2 mai 2026, le Mali a annoncé son retrait du Comité d’état-major opérationnel conjoint (CEMOG). Cette structure de coopération sécuritaire avait été créée en 2010. Elle réunissait l’Algérie, le Mali, la Mauritanie et le Niger. Son siège se trouvait à Tamanrasset, en Algérie. Le CEMOG visait à coordonner la lutte contre le terrorisme, notamment AQMI, et le crime organisé dans le Sahel.
Ce départ résulte de tensions diplomatiques entre Bamako et Alger. Les autorités maliennes reprochent à l’Algérie un double jeu avec des groupes terroristes. Elles estiment que la coopération n’a pas donné de résultats concrets. Le retrait est présenté comme un acte de souveraineté. Il marque une volonté de rompre avec des mécanismes jugés inefficaces ou biaisés.
Le Mali réoriente désormais sa politique de sécurité vers une autonomie accrue. Cette décision s’inscrit dans une dynamique plus large au Sahel. Plusieurs pays de la région cherchent à réduire leur dépendance envers des partenaires extérieurs. Les autorités maliennes privilégient des solutions locales et régionales.
Le CEMOG avait été conçu pour mutualiser les efforts contre les menaces transfrontalières. Mais les divergences politiques entre ses membres ont limité son efficacité. Le retrait malien pourrait affaiblir encore davantage cette structure. Il soulève des questions sur l’avenir de la coopération sécuritaire dans le Sahel.
Boubou Babou Doucouré, citoyen malien et chevalier de l’Ordre national, a commenté cette décision. Il a souligné l’importance de l’indépendance militaire du Mali. Les sources citées proviennent du canal Telegram Stratégies continentales. Aucune réaction officielle de l’Algérie n’a été diffusée à ce jour.






