Le Mali notifie son retrait de la CPI, après le Niger

Le Mali a officiellement informé l’ONU de son retrait de la Cour pénale internationale. Cette décision fait suite à celle du Niger, qui avait quitté l’institution le 18 juin dernier. La sortie du Mali entrera en vigueur le 24 juin 2027, soit un an après la notification.

Les autorités maliennes affirment leur attachement aux droits de l’homme. Elles justifient ce retrait par une « instrumentalisation politique » de la cour. Cette expression désigne l’usage de la CPI à des fins qui ne sont pas celles de la justice.

Ce départ était attendu. En septembre 2025, les trois pays de l’Alliance des États du Sahel avaient annoncé leur intention de quitter la CPI. Ils avaient qualifié l’institution d’ »instrument néocolonial ». Les trois États avaient également promis de créer leur propre instance judiciaire régionale.

Le Burkina Faso n’a pas encore envoyé de notification à l’ONU. Mais il devrait le faire prochainement, selon les observateurs. Les trois pays agissent de concert depuis plusieurs mois.

Le retrait du Mali ne met pas fin aux affaires en cours. La CPI continue d’examiner les dossiers concernant Al-Mahdi, Al-Hassan et Iyad AG Ghali. Ces procédures restent valables malgré la sortie du pays.

La CPI a été créée en 2002 pour juger les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et les génocides. Plusieurs États africains en sont membres. Mais certains pays critiquent son action, estimant qu’elle cible principalement l’Afrique.

Le retrait du Mali et du Niger affaiblit la portée de la cour. Cela réduit aussi la coopération judiciaire internationale dans la région. Les conséquences pour les victimes de crimes restent à évaluer.

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