Le Mali met en place un office pour endiguer la fraude aurifère

Le gouvernement malien a institué l’Office des métaux précieux. Cette décision répond à un écart important entre les exportations d’or déclarées et les chiffres des pays acheteurs. La contrebande d’or représente un manque à gagner considérable pour l’État.

L’exploitation minière artisanale emploie environ deux millions de personnes. Ces activités se déroulent sur 350 à 400 sites à travers le pays. Une grande partie de l’or extrait échappe aux circuits officiels.

Les exportations non déclarées sont estimées entre 30 et 57 tonnes par an. Leur valeur se situe entre 1,98 et 3,77 milliards de dollars. Au total, près de 300 tonnes d’or sont extraites chaque année pour une valeur de 13,5 milliards de dollars.

En comparaison, les mines industrielles produisent environ 60 tonnes par an. Le nouvel organisme devra coordonner les contrôles. Il devra aussi améliorer la traçabilité du métal précieux.

Les autorités maliennes cherchent à réduire les pertes fiscales. La fraude prive le budget national de ressources essentielles. L’Office des métaux précieux centralisera les données et les inspections.

La mise en place de cette structure s’explique par des divergences persistantes. Les statistiques maliennes ne correspondent pas aux enregistrements des partenaires commerciaux. Cette situation dure depuis plusieurs années.

Les petits exploitants artisanaux sont souvent informels. Ils vendent leur or à des intermédiaires qui l’exportent sans déclaration. Le nouvel office devra les inciter à rejoindre le circuit légal.

Le gouvernement espère ainsi augmenter les recettes publiques. Il veut aussi renforcer la crédibilité du secteur minier. L’Office des métaux précieux commencera ses opérations prochainement.

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