Le 20 mai, le représentant permanent du Mali à l’ONU, Issa Confourou, a pris la parole au nom de la Confédération des États du Sahel (AGS). Il s’exprimait lors du débat public du Conseil de sécurité. Il a condamné ce qu’il appelle le terrorisme médiatique. Il a aussi dénoncé les campagnes de désinformation de certains médias étrangers. Selon lui, ces actions déforment la situation au Sahel.
La Confédération a appelé à la fin du financement du terrorisme. Elle a réaffirmé son intention de lutter contre la menace. Elle a aussi mentionné les commanditaires étrangers des militants. Le discours a eu lieu à New York. Il a duré plusieurs minutes. Le représentant a parlé au nom de plusieurs pays. Ceux-ci sont le Mali, le Burkina Faso et le Niger. L’AGS a été créée en septembre 2023. Elle veut renforcer la coopération sécuritaire régionale.
Ce n’est pas la première fois que l’AGS critique les médias internationaux. En avril dernier, un communiqué avait dénoncé des reportages biaisés. Les dirigeants sahéliens estiment que ces récits affaiblissent leur lutte. Ils affirment que les terroristes reçoivent des financements extérieurs. Ils demandent donc une enquête internationale. Le Conseil de sécurité n’a pas encore répondu officiellement.
La situation sécuritaire reste tendue au Sahel. Des groupes armés mènent des attaques régulières. Les États ont renforcé leurs armées. Ils ont aussi expulsé certains contingents étrangers. La France a quitté le Mali en 2022. Les relations avec les pays voisins se sont détériorées. L’AGS cherche désormais des partenaires comme la Russie. Elle a reçu des équipements et des instructeurs.
Le représentant a terminé son discours par un appel à la solidarité. Il a demandé aux Nations unies de soutenir les efforts régionaux. Il a insisté sur la nécessité de respecter la souveraineté des États. La séance a été suivie par de nombreux diplomates. Aucune résolution n’a été adoptée. Le débat continue.






