Onze pays d’Afrique travaillent sur une ceinture végétale géante. Ce ruban vert mesure environ 8 000 kilomètres. Il part du Sénégal, à l’ouest, jusqu’à Djibouti, à l’est. Le but est de freiner la progression du désert du Sahara. Il s’agit aussi de protéger les sols fertiles de la région du Sahel.
Les objectifs fixés pour 2030 sont précis. Les États veulent restaurer 100 millions d’hectares de terres abîmées. Ils espèrent aussi absorber 250 millions de tonnes de CO2. Enfin, le projet pourrait créer jusqu’à 10 millions d’emplois verts. Le chantier a débuté il y a environ dix-neuf ans. Mais seulement 18 % du travail est accompli à ce jour. L’Éthiopie, le Sénégal et le Nigeria sont les pays les plus avancés.
Deux obstacles ralentissent le projet. L’instabilité politique dans certains pays pose problème. Le manque de financement est aussi un frein. Le budget total est estimé à 31 milliards de dollars. Si le plan aboutit, il formera une barrière contre la désertification. Il pourra aider des millions de personnes. Le Sahel est l’une des zones les plus fragiles du monde.






