Une délégation d’élèves a rencontré le chef de canton de Dédougou. Cette rencontre a eu lieu le samedi 18 avril 2026. Elle s’est déroulée en marge d’une campagne de communication. Cette campagne vise la scolarisation des filles. Elle concerne les régions de la Boucle du Mouhoun et du Centre-Nord.
Fatima Bambara est élève en première A. Elle a pris la parole avec ses camarades. Elles ont présenté des chiffres préoccupants.
Aujourd’hui, dans notre pays, plus de quatre filles sur 10 ne terminent pas le primaire et dans certaines localités, une fille sur deux est mariée avant 18 ans. Sur 100 filles qui entrent au primaire, seules 34 accèdent en classe de troisième et à peine 15 atteignent la classe de terminale.
Les jeunes filles se sont présentées comme des filles de la communauté. Elles ont affirmé leur volonté de contribuer au pays. Quitter l’école prive la communauté d’une opportunité. Leur plaidoyer était un appel direct. Il visait les autorités et les familles.
Les élèves étaient accompagnées par des équipes du projet SWEED+. Des responsables de l’URCB/SD étaient aussi présents. Elles ont demandé un renforcement des actions de sensibilisation. Elles ont encouragé les familles à scolariser leurs filles. Le maintien des filles à l’école est essentiel.
Les élèves ont pris un engagement solennel. Elles promettent de respecter les enseignants et les parents. Elles veulent contribuer à l’effort collectif.
C’est aussi notre devoir
, a déclaré Fatima Bambara. Elle a salué la campagne en cours.
Le chef de canton de Dédougou a écouté ce plaidoyer. Il l’a qualifié de courageux et touchant. Il partage la conviction d’une responsabilité collective. Il annonce sa volonté de mobiliser sa communauté. Il faut scolariser les filles et les accompagner vers la réussite.
Le chef de canton a exprimé une conviction personnelle.
Une fille qui réussit apporte plus dans sa famille nucléaire qu’un homme
. Cette déclaration soutient l’argument central des élèves. Les visiteurs ont posé pour une photo souvenir.
Moussa Bambara est directeur exécutif de l’URCB/SD. Il a rappelé le rôle des autorités traditionnelles. Les leaders religieux et coutumiers sont des relais indispensables.
Lorsqu’ils portent un message, les communautés l’écoutent et le mettent en pratique
. Leur implication est jugée importante.
L’engagement des autorités est un facteur clé. La mobilisation communautaire et la détermination des élèves comptent aussi. Une atmosphère positive régnait au palais royal. Le chef de canton a rappelé un point fondamental. La réussite dépend du travail des bénéficiaires. La discipline et la persévérance sont nécessaires.
La campagne se poursuit dans les deux régions. Elle cherche à transformer les mentalités durablement. Les chiffres rappelés par les élèves montrent l’urgence. L’éducation des filles reste un défi national. Cette rencontre à Dédougou représente un moment notable.





