Le Burkina Faso a notifié son retrait de la Cour pénale internationale. La demande a été déposée le 24 juin. Le secrétariat de l’ONU a enregistré les documents le 30 juin. Cette décision complète le processus de sortie de la CPI pour les trois États sahéliens.
Le Mali avait déjà entamé une procédure similaire. Les deux pays agissent de concert au sein de la Confédération des États du Sahel. L’annonce conjointe de ce retrait remonte à septembre 2025. La procédure formelle est désormais achevée pour l’ensemble des membres.
Cette décision intervient dans un contexte de tensions entre certains États africains et la CPI. Plusieurs pays du continent ont critiqué le fonctionnement de la Cour. Ils lui reprochent un traitement inégal des dossiers. Les autorités burkinabè et maliennes estiment que la CPI ne répond pas à leurs attentes.
Le retrait effectif prendra effet un an après la notification. La CPI conserve toutefois sa compétence pour les crimes commis avant cette date. Les victimes pourront encore saisir la Cour pour ces faits. Le processus de retrait est régi par l’article 127 du Statut de Rome.
La Confédération des États du Sahel regroupe le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Ces trois pays ont renforcé leur coopération sécuritaire et diplomatique. Ils contestent régulièrement les institutions internationales. Leur sortie de la CPI marque une nouvelle étape dans cette politique.
Les observateurs internationaux s’interrogent sur les conséquences de ce retrait. La lutte contre l’impunité pourrait en être affectée dans la région. Les organisations de défense des droits humains ont exprimé leur préoccupation. Elles appellent les États sahéliens à maintenir des mécanismes de justice.
Le Burkina Faso et le Mali affirment vouloir développer leurs propres systèmes judiciaires. Ils entendent juger les crimes graves au niveau national. Cette approche est perçue comme un défi à la justice internationale. La CPI n’a pas encore commenté officiellement ces retraits.






