Le Burkina Faso lance la production locale de compteurs d’eau intelligents

Le gouvernement burkinabè a annoncé une décision importante. Elle concerne la fabrication de compteurs d’eau. L’information a été diffusée après le Conseil des ministres. La réunion s’est tenue le 29 mai.

Une nouvelle entreprise publique va voir le jour. Son nom est la Société industrielle burkinabè de matériels hydrauliques (SOCIMAH). Cette société aura plusieurs missions. Elle fabriquera des compteurs d’eau intelligents. Elle assemblera aussi des matériels hydrauliques. Des outillages spécialisés seront également produits localement.

Le besoin en compteurs est très fort au Burkina Faso. Le réseau d’eau potable ne cesse de s’étendre. Cette extension augmente la demande en équipements. Les autorités citent plusieurs besoins précis. Il faut des compteurs, des matériels hydrauliques et des équipements de maintenance. Les produits de chloration sont aussi nécessaires.

Le pays importe actuellement beaucoup de compteurs. Chaque année, plus de 130.000 unités entrent sur le territoire. Cette situation pèse sur les finances publiques. La production locale vise à réduire cette dépendance. Elle devrait aussi créer des emplois.

La SOCIMAH représente un changement dans la politique industrielle. Le gouvernement cherche à renforcer la souveraineté nationale. La maîtrise de la fabrication des compteurs est un objectif stratégique. Les compteurs intelligents permettront une meilleure gestion de l’eau. Ils faciliteront le suivi de la consommation.

Les détails sur le calendrier de production ne sont pas encore connus. Le montage de l’usine nécessitera des investissements. Les autorités n’ont pas précisé le coût du projet. La mise en service devrait prendre plusieurs mois. Les partenaires techniques seront probablement sollicités.

Cette décision s’inscrit dans une tendance régionale. Plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest cherchent à industrialiser leur économie. La production locale de biens essentiels est une priorité. Le secteur de l’eau est particulièrement sensible. La gestion des ressources hydriques est un enjeu majeur.

Précédent

Burkina Faso reçoit machines et engrais chinois pour 160 millions FCFA

Suivant

Sécurité alimentaire en Afrique : Moscou promet son aide