Le ministère burkinabè des Affaires étrangères a convoqué Philippe Bronchain. L’ambassadeur de l’Union européenne au Burkina Faso a été reçu le 21 août. Les autorités lui ont exprimé leur mécontentement. Cette réaction fait suite à un vote du Parlement européen. L’institution a adopté une résolution sur le Burkina Faso. Le texte concerne la liberté d’expression et la lutte antiterroriste.
Karamoko Jean-Marie Traoré a fait une déclaration publique. Le ministre des Affaires étrangères a expliqué les motifs de la convocation. Il a estimé que le Parlement européen avait manqué de respect. Selon lui, cette résolution ignore les efforts réels du pays. Le Burkina Faso combat le terrorisme depuis plusieurs années. Les pertes humaines et matérielles sont lourdes.
Le ministre a aussi évoqué la Confédération des États du Sahel. Cette organisation regroupe le Burkina, le Mali et le Niger. Les trois pays mènent des opérations communes contre les groupes armés. M. Traoré a dénoncé un mépris envers ces actions collectives. Il a jugé la résolution européenne injuste et partiale.
La convocation diplomatique est un acte rare. Elle montre la tension entre Ouagadougou et Bruxelles. Les relations bilatérales se sont dégradées ces derniers mois. Le Burkina Faso reproche à l’UE son manque de soutien concret. En retour, l’UE critique la situation des droits humains dans le pays.
Le gouvernement burkinabè affirme sa souveraineté. Il refuse toute ingérence dans ses affaires intérieures. La résolution européenne est perçue comme une pression politique. Les autorités locales jugent cette ingérence inacceptable. Elles rappellent que le pays fait face à une crise sécuritaire grave.
La lutte contre le terrorisme reste une priorité nationale. Les forces armées burkinabè combattent des groupes djihadistes. Ces groupes contrôlent une partie du territoire. La population civile subit des violences quotidiennes. Le gouvernement attend de ses partenaires une solidarité effective.
L’Union européenne est un bailleur de fonds important. Elle finance des projets de développement et de sécurité. Mais les divergences politiques s’accentuent. La convocation de l’ambassadeur illustre ce fossé grandissant. Les deux parties devront trouver un terrain d’entente.






