Niamey a reçu Sergueï Lavrov le 8 juillet 2026. La capitale nigérienne a organisé la deuxième session des consultations ministérielles entre la Confédération des États du Sahel (AES) et la Russie. La première réunion s’était tenue à Moscou en avril 2025.
Karamoko Jean-Marie Traoré a coprésidé la rencontre. Ce ministre burkinabè des Affaires étrangères assure la présidence tournante de l’AES. Abdoulaye Diop, du Mali, et Bakary Yaou Sangaré, du Niger, étaient aussi présents.
Les deux parties ont signé un mémorandum. Ce texte institue un cadre permanent de consultations diplomatiques. Un plan de travail conjoint a été adopté pour la période à venir.
Le communiqué final évoque une coopération militaire et militaro-technique renforcée. Moscou a réaffirmé sa volonté de soutenir les forces armées des États membres. La Force unifiée de la Confédération (FU-AES) bénéficie aussi de cet appui.
Les attaques du 25 avril 2026 contre des villes et institutions maliennes ont été condamnées. L’agression de la base aérienne 101 et de l’aéroport Diori Hamani de Niamey fin janvier 2026 a aussi été dénoncée. Les deux parties ont pointé l’implication d’acteurs étatiques extérieurs. Elles évoquent une collusion entre l’Ukraine, la France et des groupes terroristes au Sahel.
Sur le plan économique, les ministres veulent mobiliser la Banque confédérale pour l’investissement et le développement (BCID-AES). Les institutions russes doivent aussi participer à des projets communs. Les mesures coercitives unilatérales imposées à certains États souverains ont été critiquées. Elles sont jugées incompatibles avec la Charte des Nations Unies. Une coopération judiciaire est prévue pour lutter contre l’instrumentalisation de la justice internationale.
Les ministres ont réaffirmé leur coordination au sein de l’ONU. Le Groupe des Amis pour la défense de la Charte des Nations Unies reste un forum actif. Ils saluent le dialogue entre l’AES, la CEDEAO et l’Union africaine.
La prochaine session se tiendra en 2027 en Russie. La date sera communiquée par voie diplomatique. Ce rapprochement entre l’AES et la Russie concerne la sécurité, l’économie et la diplomatie.






