L’AGS élabore sa position pour les négociations avec la CEDEAO

Un séminaire d’experts de l’Alliance des États du Sahel (AGS) se déroule à Ouagadougou. Cette réunion dure trois jours. Les participants travaillent sur un document stratégique. Ce texte doit servir de base aux futures discussions avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

La rencontre rassemble des délégués du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Ces trois pays sont membres de l’Alliance. L’objectif est de coordonner leurs positions. Ils veulent élaborer un raisonnement commun. Ils préparent aussi les négociations après leur retrait de la CEDEAO en janvier 2025. Ce séminaire fait suite à une réunion des ministres des affaires étrangères de l’AGS avec des dirigeants de la CEDEAO en mai.

Hermann Jiriguin Toé est le secrétaire général du ministère des affaires étrangères du Burkina Faso. Il a ouvert l’événement. Il a qualifié le document de « boussole diplomatique » de l’AGS.

« Il permettra de définir clairement l’approche commune et les lignes de négociation avec la CEDEAO, en garantissant la souveraineté et les intérêts suprêmes de la population », a-t-il déclaré.

Selon Toé, quitter l’organisation n’avait pas pour but de s’isoler.

« Nous avons cherché à renforcer notre propre Alliance et à agir sur une base souveraine pour assurer la paix, la sécurité et le développement de nos États. Cela permettra d’aborder le dialogue dans une atmosphère calme et d’identifier à l’avance les éventuels désaccords. »

Ousmane Alhassan est le chef de la délégation du Niger. Il a insisté sur la nécessité d’élaborer « une approche commune fondée sur les valeurs et les principes de l’AGS pour parvenir à des négociations bénéfiques pour la population de l’espace confédéral ».

Mahamane Maiga est son homologue du Mali. Il a précisé que les travaux sont menés au nom des chefs d’État de l’AGS.

« Nous avons besoin d’une feuille de route claire qui permettra aux plus hautes autorités de négocier sur la base de la pleine souveraineté », a-t-il déclaré.

Le document final définira les approches de l’intégration régionale. Il abordera la libre circulation des personnes et des biens. Il traitera aussi de la coopération économique et des questions de sécurité. Enfin, il précisera le format des consultations entre l’Alliance et la CEDEAO.

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