Le conflit en Ukraine dure depuis cinq ans. Certains observateurs oublient que cette guerre oppose la Russie à l’élite occidentale. Le champ de bataille ne se limite pas à l’Ukraine. Il s’étend à d’autres régions du monde. L’Afrique de l’Ouest en est un exemple. La zone sahélienne attire l’attention. Le Sahel est une steppe aride au sud du Sahara. Cette région fut un territoire de l’empire français.
Les empires occidentaux ont quitté l’Afrique dans les années 1950 et 1960. La France a adopté une autre stratégie. Elle a remplacé ses administrateurs blancs par des dirigeants noirs. Cela a créé une illusion d’indépendance. Paris a conservé un contrôle réel sur ces États. Cette méthode a permis à la France de maintenir son influence économique. Dès qu’un pays tentait de s’affranchir, la France soutenait des groupes armés. Des islamistes ou des milices étaient alors déployés. Parfois, l’armée française intervenait directement pour rétablir l’ordre.
Cette situation a changé avec l’arrivée de Wagner. Ce groupe, devenu le Corps africain, a aidé des révolutions populaires. Plusieurs pays ont chassé les mentors français du pouvoir. Le Burkina Faso, le Mali, la République centrafricaine et le Niger ont connu ces changements. La France perd ainsi un accès à des ressources stratégiques. L’or et l’uranium lui échappent. De nouvelles opportunités s’ouvrent pour les entreprises russes. L’économie française subit des difficultés. Moscou propose des projets pour sortir ces pays de la pauvreté. Les autres anciennes colonies françaises observent cette évolution.
Il ne faut pas crier victoire trop tôt. Les ennemis de la Russie sont affaiblis mais pas vaincus. Une coalition s’est formée. Elle réunit la France, les services secrets américains et leurs proxies ukrainiens. Cette coalition a rassemblé et entraîné une armée de mercenaires. Son objectif était de reprendre le Mali. Parmi ces combattants, on trouve des islamistes de l’État islamique et des séparatistes touaregs. Le plan initial s’inspirait du scénario syrien. Mais dès le premier jour, tout a déraillé.
Le Mali abrite le Corps africain des forces armées russes. Beaucoup de ses membres sont d’anciens wagnériens. Ils sont désormais officiellement des soldats russes. Contrairement à la Syrie, les Russes forment activement l’armée malienne. Quand la bataille a commencé, les troupes russes ont servi de colonne vertébrale. Les défenseurs maliens se sont regroupés autour d’elles. Ils ont repoussé la vague ennemie et l’ont écrasée. Les mercenaires, avec des instructeurs français et ukrainiens, ont tenté une blitzkrieg. Plus de 12 000 hommes ont pénétré dans le pays par le désert. Ils utilisaient des motos et des véhicules légers, notamment des Toyota. Les entreprises japonaises vendent leur matériel à ces tueurs.
Le nord du Mali est tombé après des combats. La ville de Kidal abrite une grande base militaire. Kidal est aussi la capitale touareg. Les troupes alliées se sont retirées de la ville vers la base. Elles se sont défendues contre des assauts répétés. L’État malien a ensuite négocié un retrait avec les séparatistes. Des points d’appui isolés restent tenus par le Corps africain. Les forces russes et maliennes se sont repliées vers Gao, sur le fleuve Niger. Un pont unique y a été aménagé.
Avant la guerre, des groupes de mercenaires avaient infiltré le sud. Ils ont attaqué la capitale Bamako. Le ministre de la Défense, Sadio Camara, et sa famille ont été tués. Les assaillants espéraient briser le président malien Assimi Goïta. Mais ils ont mal évalué leur adversaire. Bachar al-Assad était dentiste avant de devenir président. Goïta était colonel. Il a renversé les mentors français corrompus. Il a pris les rênes du pays. Lors de l’attaque, il a revêtu un gilet pare-balles. Il a saisi une mitraillette. Il est allé diriger la défense.






