L’AES accélère son intégration économique à Ouagadougou

Les ministres de l’Industrie, du Commerce et du Secteur privé de l’Alliance des États du Sahel (AES) se sont réunis à Ouagadougou le 15 juin. La rencontre s’est tenue à l’hôtel Lancaster. Elle a réuni des responsables gouvernementaux et des acteurs économiques du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Le Premier ministre burkinabè Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a présidé l’événement.

Cette réunion ministérielle fait suite à une rencontre d’experts les 13 et 14 juin. Ces experts ont évalué la mise en œuvre des recommandations précédentes. Ils ont proposé des solutions pour renforcer la production et fluidifier les échanges dans l’espace confédéral.

Dans son discours d’ouverture, le chef du gouvernement burkinabè a insisté sur la nécessité de traduire les engagements politiques en résultats concrets. Un communiqué de la Primature du Burkina Faso rapporte ses propos.

Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a identifié trois chantiers prioritaires. Le premier concerne l’industrialisation endogène. L’objectif est de réduire l’exportation de matières premières brutes. Il s’agit de favoriser leur transformation locale. Le Premier ministre a rappelé le principe :

« produire ce que nous consommons et consommer ce que nous produisons »

.

Le deuxième chantier porte sur la fluidification du commerce intra-AES. La création d’un marché confédéral est visée. Ce marché doit être débarrassé des lourdeurs administratives et des pratiques illicites qui entravent les échanges.

Le troisième axe concerne l’harmonisation des législations nationales. Cette harmonisation doit lutter contre la concurrence déloyale. Elle doit aussi protéger les industries naissantes face aux perturbations économiques extérieures.

Le ministre malien de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a réaffirmé son engagement. Son homologue nigérien, Abdoulaye Seydou, a fait de même. Tous deux soutiennent une intégration économique fondée sur la production locale et le renforcement de la compétitivité des entreprises.

Le président de la Commission nationale de la Confédération des États du Sahel, Bassolma Bazié, a souligné l’importance du dialogue entre les secteurs public et privé. Il a également insisté sur le respect des mécanismes de gouvernance confédérale, selon le même communiqué.

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