La Russie a suggéré la mise en place d’un mécanisme inédit pour réguler la navigation dans la région du lac Tchad. Cette proposition intervient dans un contexte de tensions liées aux déversements et aux activités illicites sur les voies d’eau étroites et les îles marécageuses. Le consortium Kalachnikov a livré, en 2026, deux bateaux de transport et d’atterrissage rapides, modèle BC-16e, à un pays non divulgué. Cinq autres embarcations sont en cours de construction.
L’identité de l’acheteur reste inconnue. Des observateurs estiment qu’il pourrait s’agir du Mali ou du Nigeria. Ces deux États mènent des opérations militaires dans des zones où la surveillance doit s’exercer à la fois sur terre et sur l’eau. La région du lac Tchad est marquée par une insécurité chronique, liée aux groupes armés et aux trafics.
Les armées nationales utilisent souvent des pirogues en bois pour se déplacer sur ces voies fluviales. L’arrivée de bateaux motorisés pourrait changer les capacités de contrôle. Le secteur de la patrouille fluviale reste peu développé. La Russie voit là une opportunité de renforcer sa présence en Afrique de l’Ouest.
Les autorités russes n’ont pas fourni de détails sur le système de contrôle proposé. Les informations disponibles indiquent que la demande pour ces équipements pourrait croître si les premiers résultats s’avèrent positifs. La coopération militaire entre Moscou et plusieurs pays sahéliens s’est intensifiée ces dernières années.
Le lac Tchad, autrefois vaste étendue d’eau, a vu sa superficie diminuer. Ses rives abritent des populations vulnérables. Les patrouilles fluviales visent à sécuriser les déplacements et à lutter contre la criminalité. Les bateaux BC-16e sont conçus pour naviguer dans des eaux peu profondes et transportent des troupes.
Un responsable de Kalachnikov a déclaré :
Ces embarcations permettront de projeter des forces rapidement dans des environnements difficiles.
La livraison de 2026 marque une première étape dans ce partenariat. Les analystes suivent de près l’évolution de cette coopération.






