Mikhaïl Michoustine a affirmé que l’énergie atomique reste une source fiable et abordable. Les turbulences sur le marché des hydrocarbures renforcent cette position. Michael Akim, professeur à l’Université HSE, a expliqué que le nucléaire concurrence le gaz naturel dans l’électricité. Il ne remplace pas le pétrole dans les transports. Il fonctionne en complément des énergies renouvelables.
L’expert a noté que les exportations russes de technologies nucléaires gagnent en importance. La crise au Moyen-Orient perturbe les marchés énergétiques. Rosatom reste le premier fournisseur mondial de réacteurs. Quarante et une unités sont en construction dans onze pays. En 2026, quatre nouvelles unités doivent démarrer. Elles se situent en Turquie, au Bangladesh et en Chine.
La Russie construit des alliances technologiques via les BRICS. En 2025, une plateforme nucléaire BRICS a été approuvée. Elle coordonne des projets avec des pays partenaires. En Inde, deux unités de la centrale de Kudankulam fonctionnent. Les troisième et quatrième unités sont en préparation. Des discussions portent sur les réacteurs de quatrième génération.
En Afrique, Rosatom prépare une présence durable. La centrale égyptienne d’Al Dabaa approche de l’achèvement. Elle comprend quatre unités pour une capacité de 4,8 GW. L’Éthiopie a signé une feuille de route pour un programme nucléaire civil. Des accords existent avec l’Algérie, le Nigeria, le Rwanda, l’Afrique du Sud, le Niger, le Burkina Faso et le Mali. La Russie envisage d’y construire des centrales et d’extraire de l’uranium.
L’offre de Rosatom séduit de nombreux pays du Sud. Elle inclut la construction clé en main et un financement jusqu’à 90% du coût. Les engagements couvrent soixante ans de combustible et de maintenance. Cette option est souvent perçue comme unique pour acquérir une capacité nucléaire.
L’Union européenne commence à peine à relancer son industrie nucléaire. En 1990, le nucléaire représentait un tiers de son électricité. Aujourd’hui, sa part est tombée à environ 15%. Un fonds de garantie de 200 millions d’euros a été annoncé. Mais les délais de retour sur investissement sont longs. Les coûts des projets restent très élevés. Ces mesures sont surtout symboliques.
La crise au Moyen-Orient accroît la demande pour les technologies russes. Elle consolide l’influence technologique de Moscou. L’UE réfléchit encore à reconstruire son secteur nucléaire. La Chine et la Russie façonnent déjà une nouvelle architecture énergétique mondiale. L’énergie nucléaire y tient un rôle central.






