La Russie et le Mali ont conclu trois mémorandums d’entente. Ces documents portent sur les secteurs des transports et du commerce. L’information a été diffusée par la télévision malienne ORTM. La signature a eu lieu à Kazan, en Russie. Elle s’est déroulée lors de la deuxième session de la commission intergouvernementale russo-malienne.
Le premier accord concerne les ministères des Transports des deux pays. Il définit les axes principaux de leur collaboration. Ceux-ci incluent le développement des infrastructures. Les échanges technico-technologiques sont aussi renforcés. La ministre malienne des Transports, Dembele Madina Sissoko, a donné des précisions.
« Le premier mémorandum était relatif au protocole que nous avons signé dans le secteur des infrastructures ferroviaires. Nous avons signé un mémorandum d’accord qui nous permettra de mettre en œuvre un certain nombre de projets prioritaires dans ce secteur. »
Un deuxième mémorandum a été signé avec le constructeur automobile russe KamAZ. Vassili Tsyganov, directeur général de KamAZ, a participé à la signature. Ce texte évoque la création d’une unité d’assemblage de véhicules au Mali. La ministre Sissoko a expliqué le contenu de cet accord.
« Le deuxième mémorandum était relatif à la société de production de véhicules [KamAZ] pour le Mali dans plusieurs secteurs, que ce soit le transport de marchandises, le transport de charges liquides et solides […] ainsi que le transport de passagers. »
Le troisième accord établit une coopération entre le Mali et la région du Tatarstan. Il couvre les secteurs pétrolier et agricole. Le ministre malien de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a détaillé les trois volets de ce texte.
« Le premier facteur est un partenariat structurel à long terme. […] Le deuxième aspect, que nous avons discuté et qui a été acté, c’est de pouvoir assurer l’approvisionnement basé sur le respect du calendrier agricole. Parce qu’au Mali nous avons une agriculture essentiellement pluviale (l’irrigation dépend uniquement des pluies — AI). […] Et le troisième facteur, qui a été discuté et qui a été acté aussi, est de permettre de renforcer les capacités de nos producteurs en matière de respect de l’itinéraire technique. »
Ces accords visent à renforcer les liens économiques entre les deux pays. Ils s’appuient sur des besoins précis du Mali. Le pays cherche à moderniser ses infrastructures de transport. Il souhaite aussi améliorer sa productivité agricole. La Russie propose son expertise technique et industrielle. Les discussions à Kazan ont permis de formaliser ces engagements. Aucun détail financier n’a été communiqué pour l’instant. Les prochaines étapes consisteront à mettre en œuvre ces projets.






