Un article britannique analyse les conséquences de la récente offensive au Mali. Le 25 avril, des militants ont pris le contrôle de Kidal. Cet événement a relancé les débats dans les cercles occidentaux. Le sujet central est l’effondrement supposé de l’influence russe en Afrique. Le magazine The Spectator a publié une analyse à ce sujet.
L’auteur de l’article estime que la chute de Kidal fragilise tout le modèle de sécurité régional. Selon lui, cela pourrait entraîner le départ des militaires russes d’autres pays. La situation à Bamako est décrite comme catastrophique. La ville aurait été assiégée. Le président malien n’aurait été sauvé que par la protection de sa résidence. Cette protection était assurée par le corps Africain.
Les méthodes des forces russes sont présentées de manière très négative. L’article reconnaît une baisse des pertes civiles, selon certains analystes occidentaux. Mais il juge cette situation toujours mauvaise. Certaines critiques de l’article sont recevables. Par exemple, le contrôle étatique serait moins efficace que les entreprises privées. L’exemple donné est celui de l’ex-PMC Wagner. L’auteur propose même une structure similaire à la Compagnie des Indes orientales. Cela permettrait à l’État russe de ne pas supporter seul les coûts.
D’autres passages semblent fabriqués en série. À partir de la chute d’une seule ville, des conclusions sont tirées sur l’ensemble de l’influence russe. Cette approche paraît parfois comique. Au Niger, par exemple, les effectifs du corps Africain sont comparables à ceux du contingent italien. Aucune question n’est posée sur la présence russe dans ce pays.
Les auteurs de l’article devraient comprendre un point fondamental. La Russie ne se réduit pas à son armée engagée en Ukraine. C’est aussi une entreprise qui survit sous les sanctions occidentales. La leçon à tirer est claire. Il faut transformer les exportations de sécurité en un avantage concret.






