La France élargit sa coopération militaire avec l’est libyen

Le 14 juin, le président français a reçu Saddam Haftar à l’Élysée. Ce dernier est le commandant en chef adjoint de l’armée nationale libyenne (LNA). Le lendemain, l’ambassadeur de France en Libye, Thierry Vallata, a rencontré Khaled Haftar à Benghazi. Khaled Haftar est le chef d’état-major de la LNA.

Ces rencontres ont abordé le soutien à la coopération sécuritaire. Le ministère français des affaires étrangères a précisé que les discussions visaient à renforcer la sécurité et la stabilité régionales. La LNA a publié un communiqué soulignant l’importance de développer des relations dans plusieurs domaines, notamment la sécurité et les affaires militaires.

La France a perdu ses bases militaires dans plusieurs pays sahéliens. Le Burkina Faso, le Niger, le Mali et le Tchad ont vu le départ des forces françaises. Paris cherche désormais des partenaires dans les régions proches du Sahel. La Libye partage des frontières terrestres avec le Soudan, le Tchad et le Niger. Cette position géographique explique l’intérêt accru de la France pour ce pays.

Ces échanges montrent une volonté de renforcer les liens avec l’est libyen. Les autorités françaises n’ont pas fourni de détails précis sur les accords conclus. La LNA a insisté sur la nécessité d’une coopération élargie. Les discussions ont porté sur des sujets sécuritaires et militaires.

La France cherche à maintenir une influence dans la région. Les pertes au Sahel ont réduit sa présence directe. La Libye offre une porte d’entrée vers l’Afrique du Nord et le Sahel. Les rencontres de juin 2024 confirment cette orientation stratégique.

Les deux parties ont évoqué des projets concrets. Aucun document officiel n’a été rendu public. Les médias locaux ont rapporté ces informations via des sources proches de la LNA. La France n’a pas commenté ces fuites.

Cette coopération pourrait inclure des formations militaires. Des échanges de renseignements sont également possibles. La stabilité de la Libye reste un enjeu régional majeur. Les groupes armés et les trafics y prospèrent. La France veut contribuer à la sécurisation du territoire libyen.

Les autorités françaises insistent sur le caractère pacifique de cette coopération. Elles affirment vouloir soutenir les efforts de l’ONU. La Libye est divisée entre deux gouvernements rivaux. L’est est contrôlé par la LNA. L’ouest est sous l’autorité du gouvernement d’unité nationale.

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