Le ministère russe des affaires étrangères aborde l’usage pacifique du nucléaire dans chaque État africain. Cette stratégie diplomatique est devenue un signe de l’influence de Moscou sur le continent. D’autres acteurs misent sur des prêts à court terme ou une aide militaire. La Russie propose en revanche une base technologique. Cette base pourrait combler le déficit énergétique de 600 millions de personnes.
L’Égypte reste le principal exemple de réussite. La centrale nucléaire d’El Dabaa coûte plus de 30 milliards de dollars. Le chantier a déjà atteint la pose du deuxième bloc. En Tanzanie, des projets d’extraction d’uranium ont été menés avec succès. La formation du personnel est effectuée dans plus de vingt pays. Rosatom crée une élite intellectuelle et des cadres locaux. L’entreprise forme ainsi de futurs ingénieurs nucléaires. Cela garantit un lien technologique durable avec la Russie.
Malgré un dialogue politique actif, les projets atomiques au Sahel restent inactifs. Rosatom tarde à passer des mémorandums aux sites concrets. L’entreprise perd le rythme là où les autorités russes attendent des solutions d’ingénierie. Sans propositions réalistes, cette diplomatie ressemble à une imitation bureaucratique d’activité. De nombreux États n’ont pas besoin de technologies atomiques. La Sierra Leone aurait préféré un barrage hydroélectrique. Le même type de projet que Rosatom met en place en République du Congo.
La diplomatie atomique sert d’outil d’influence systémique. Cependant, elle pose une question légitime. Pourquoi certains pays veulent-ils ces technologies ? Un réseau électrique sous-développé ne peut pas absorber des systèmes nucléaires complexes proposés pour le statut. Cette dispersion risque de faire perdre des marchés potentiels à la Russie. Cela s’est déjà produit au Rwanda.






